
01/02/2012 - 10h15
Edouard Roger-Vasselin : "De gros objectifs pour 2012"
Qualifié pour le deuxième tour à Montpellier, Edouard Roger-Vasselin n’a jamais aussi bien joué que ces derniers mois. Il fonde donc de légitimes ambitions pour 2012.
Edouard, vous réalisez un début d’année très solide, passant des tours à Chennai, à l’Open d’Australie et maintenant à Montpellier. A quoi attribuez-vous cette grande forme ?
Un peu de veine déjà, il faut être honnête ! Entre Chennai où je suis lucky loser, l’Australie où je bénéficie de l’abandon de Xavier Malisse, et ici où je joue un qualifié… Je n’ai pas à me plaindre du facteur chance. Après, je suis assez costaud pour profiter de ces bons tirages et les faire fructifier. Je reste sur ma lancée de l’année dernière, où j’ai fait une saison assez homogène. J’ai de gros objectifs pour 2012.
Pouvez-vous nous en dire plus ? Quels sont-ils ?
Bien figurer dans les Grands chelems, tout d’abord. J’espère entrer dans les grands tableaux des quatre Majeurs. J’ai déjà atteint deux fois le troisième tour en Grand chelem, ça va faire cinq ans (Roland-Garros et Wimbledon 2007, ndlr)… Je veux jouer au moins un troisième tour dans un Grand chelem cette année. Ensuite je veux faire bonne figure dans un Grand prix. J’ai déjà fait deux quarts dans le passé (Tokyo 2009 et Newport 2011, ndlr), alors je vise une demi-finale. Et puis gagner un ou deux Challengers. C’est toujours bon de gagner des tournois, ça fait plaisir et ça permet d’engranger de la confiance.
Vous n'êtes plus très loin également de votre meilleur classement en carrière. Vous y pensez ?
Oui, je l’ai dans un coin de la tête. J’ai très envie de le battre. C’était 82e, en 2007. J’ai le sentiment que je peux aller plus haut. Si je continue sur la lancée de mes derniers mois, sans pépins, je pense que ça viendra logiquement.
Vous sentez-vous un meilleur joueur qu’en 2007 ?
Oui. Très clairement.
Dans quel domaine ?
Physiquement. Je sens que je peux enchaîner les matchs. Je n’ai pas eu de pépins physiques depuis deux ans, je me prépare bien, je fais plus attention à mon corps. Je suis plus professionnel qu’en 2007, où je surfais sur la vague de la nouveauté, sans rien calculer… Je ne me rendais pas vraiment compte de ce qui m'arrivait. En parallèle, j’ai aussi gommé des petits défauts dans mon jeu. En fait, je ne bosse pas plus, mais je bosse mieux, en phase avec mon style de jeu. J’ai toujours été gros travailleur, rigoureux, mais maintenant j’ai appris à préserver mon corps, je suis plus à son écoute… Il faut dire aussi que je ne suis plus tout jeune (rires) ! C’est la voie qu’on suit avec mon entraîneur, Grégory Carraz. Etre plus dans le qualitatif que dans le quantitatif. Et ça me réussit pas mal, je crois.
(A Montpellier, G. Willecoq)