17/02/2016 - 14h56

Grégoire Barrère : ''Envie de goûter à ça chaque semaine''

A tout juste 22 ans (ils les a fêtés ce mardi), Grégoire Barrère a atteint cette semaine le meilleur classement de sa carrière (229e ATP), grâce à sa demi-finale au Challenger de Bergame, le week-end dernier.

Grégoire revient sur cette belle semaine, sur sa progression au classement ATP, et sur ses objectifs.

Après un début d’année un peu difficile (premier tour au Challenger de Nouméa, premier tour aux qualifs de l’Open d’Australie), vous avez parfaitement lancé votre saison, en atteignant la semaine dernière les demi-finales du Challenger de Bergame. Racontez-nous cette folle semaine, que vous avez débutée en bénéficiant d’un petit coup de pouce au premier tour des qualifications…

Dès la fin de l’hiver, je m’étais dit que je jouerais les qualifs de Challengers des tournois indoor, plutôt que les tableaux principaux des Futures, car l’indoor est ma surface préférée. Mais comme j’ai commencé l’année par deux défaites, j’ai décidé de disputer un Futures en France la semaine précédant Bergame. J’y ai gagné deux matches, et ça m’a permis d’emmagasiner de la confiance. Arrivé à Bergame, je devais jouer la tête de série n°1 des qualifs (le Suisse Marco Chiudinelli) mais à la dernière minute, il est rentré dans le tableau principal. C’est vrai, ça a été un coup de pouce.

Ensuite vous vous qualifié, et vous atteignez les demi-finales après notamment la plus belle victoire de votre carrière, contre l’Allemand Berrer (108e ATP). Vous attendiez-vous à ça ?

Ça m’a un peu surpris car ce n’était pas forcément une bonne période pour moi. En plus, au premier tour (face au Biélorusse Zhyrmont), j’ai sauvé quatre balles de match ! Mais ça prouve que bien s’entraîner paye toujours à un moment donné. Et puis j’avais atteint la finale au Challenger de Quimper l’année dernière, donc je savais que je pouvais le faire.

Depuis cet hiver, vous évoluez au sein d’une nouvelle structure. Expliquez-nous un peu…

En fait, je suis arrivé au CNE en septembre, et j’ai fait trois mois avec Thierry Tulasne. Mais depuis cet hiver je travaille avec Jérôme Potier (dans un groupe qui comprend aussi Laurent Lokoli et Maxime Janvier). Jérôme m’aide bien à progresser et c’est vraiment super de bosser au nouveau CNE, il y a tout à disposition là-bas !

Cette demi-finale à Bergame change-t-elle vos objectifs pour les prochaines semaines ?

Pas vraiment, même si là je suis en Pologne, où j’ai bénéficié d’un statut de « special exempt ». Mais je ne me dis pas que j’ai franchi un cap, ce n’est pas monstrueux d’avoir fait demi-finale dans un Challenger. J’ai envie de goûter à ça chaque semaine. Ce qui est bien, c’est que j’ai déjà défendu mes points de Quimper, donc ça me permet de jouer plus libéré. L’objectif pour cette saison, c’est d’intégrer le Top 150 ATP, et de disputer toutes les qualifs de Grand Chelem. Mais si je peux faire mieux, je prendrai !

 

 

 

 

 

 

ARTHUR PRALON