31/01/2012 - 10h29

Guillaume Rufin : "Je suis sur la bonne voie"

Guillaume Rufin à gagné à Montpellier son premier match sur le grand circuit depuis Roland-Garros. A 21 ans, il espère avoir tourné la page de deux saisons gâchées par les blessures.

Guillaume, vous avez reçu une wild-card pour cet Open Sud de France, et signez une victoire au premier tour sur Vasek Pospisil (6/4 7/6). Voilà une semaine qui débute bien...

Très bien, même ! Je tiens d’ailleurs à remercier les organisateurs de m’avoir permis de m’exprimer ici. J’ai essayé de faire honneur à cette wild-card. Ce n’était pas un match facile. Pospisil joue très bien en indoor, en plus sur une surface plutôt rapide comme c'est le cas ici… Mais je suis vraiment content de mon match. Content de mon service, notamment de ma seconde balle, et content de mes retours sur ses propres secondes balles. C’était bien.

Ce Vasek Pospisil, justement, rencontrera très bientôt les Français au premier tour de la Coupe Davis, à Vancouver. Que pourriez-vous dire à vos camarades de l’équipe de France sur ce joueur peu connu ?

C’est un joueur dangereux. Il est jeune, sert bien, joue agressif, monte au filet. Il fait le jeu en coup droit… mais du coup peut commettre la faute de ce côté-là. Il fera des points gagnants avec ce coup droit, mais va aussi « donner ». En revers, il tient la balle, avec beaucoup de slice. Il volleye bien, aussi. Sa première balle est excellente, sa deuxième balle en revanche est attaquable. Il faudra le prendre au sérieux, mais on a suffisamment de champions dans cette équipe pour ne pas se faire piéger.

Vous aviez réalisé un excellent tournoi de Roland-Garros l’an dernier, prenant à un set à Gaël Monfils au deuxième tour. Depuis, vous avez été assez discret… Que s’est-il passé ces huit derniers mois ?

J’ai eu des petits soucis chroniques qui m’ont coupé dans mon élan. Jamais rien de bien grave, mais toujours un petit quelque chose quelque part. Je jouais un tournoi, y avais un niveau intéressant, mais je ne pouvais jamais aller au bout du tableau à cause d’un pépin quelque part. A l’US Open par exemple, je me fais mal à l’épaule au troisième tour des qualifs. C’est « seulement » 8 jours d’arrêt à chaque fois, mais 8 jours à droite, 8 jours à gauche… ça m’a coupé dans la dynamique, et j’ai connu des mois en dents de scie. Mais depuis septembre dernier j’ai plutôt bien joué.

Quand vous avez connu votre premier souci physique sérieux, début 2010, vous n’étiez pas loin du plafond symbolique du Top 100. Qu’est-ce qu’il vous manque pour revenir à ce niveau ?

Du temps. Il faut du temps, il faut jouer, il faut s’entraîner. Les joueurs sur le circuit sont bons, et les tournois sont de plus en plus forts car leur nombre diminue - dernièrement encore, le Challenger de Courmayeur a été annulé. Il faut du temps. Et pouvoir jouer chaque semaine à fond. Là, je crois que je suis sur la bonne voie.

(A Montpellier, G. Willecoq)