Irina Ramialison : "Rentrer dans le Top 150 d’ici la fin de l’année" | Fédération Française de Tennis

14/01/2014

Irina Ramialison : "Rentrer dans le Top 150 d’ici la fin de l’année"

Irina Ramialison a parfaitement lancé sa saison en s’adjugeant le titre ITF à Fort-de-France.

- Vous ne pouviez pas imaginer un meilleur début de saison avec cette victoire à Fort-de-France, « chez vous » en Martinique. On imagine que c’est une grande satisfaction…
- En effet, une grande satisfaction de gagner un nouveau tournoi, en plus chez moi, en Martinique, mon pays d'adoption. Les conditions n'étaient pas faciles, avec beaucoup de vent et de pluie. En plus, j'ai joué 5 matches en 3 jours !
 
- C’est votre quatrième titre de votre carrière sur le circuit ITF. Est-ce le plus beau ?
- Je dirais que c'est un de mes plus beaux titres, car j'ai gagné devant mon public. Ils m'ont magnifiquement encouragée toute la semaine. Après, mon titre en Espagne (NDLR : Les Franqueses del Valles en 2009) reste l’un de mes plus beaux souvenirs car c'était le premier.
 
- Tête de série n°1, vous avez parfaitement honoré votre statut en vous imposant sans perdre le moindre set. Quelles ont été les clés de cette victoire ?
- Oui, je n'ai perdu aucun set mais les trois derniers matches ont été assez durs (NDLR : contre Brandy Mina en quart, Akvile Parazinskaite en demie et Shérazad Benamar en finale). J'ai dû puiser un peu dans mes ressources mentales pour arriver à gagner ce tournoi.
 
- Quelles ont été vos sensations pendant toute la semaine ?
- Comme je le disais précédemment les conditions ont été particulièrement difficiles car il a plu toute la semaine. Je n'ai pas pu jouer pendant 3 jours de suite. Donc l'attente a fait un peu monter la pression, d’autant plus que je jouais chez moi et que j'étais la « favorite » du tournoi.
 
- Le fait de jouer devant votre public ou votre famille vous a-t-il galvanisé ou en revanche mis un peu de pression supplémentaire ?
- Malheureusement, ma famille n'a pas pu venir pour m'encourager car elle ne vit en Martinique. Mais je connaissais presque chaque personne du public, donc c'était comme une grande famille qui m'a soutenue pendant toute la semaine. Je pensais vraiment avoir de la pression car j'étais très attendue, mais j'ai su faire la part des choses et me concentrer sur mes matches avant tout.
 
- L’an passé, vous avez obtenu de très bons résultats qui vous ont permis d’effectuer un bond au classement. Avez-vous eu le sentiment d’avoir franchi un palier ?
- L'année 2013 fut en effet très riche en bons résultats. J'ai donc pris confiance en moi. Je pense avoir franchi un cap dans mon tennis et surtout dans ma tête. Si cela n'avait pas été le cas, j'aurais encore perdu certains matches à ma portée. J'arrive à mieux gérer ces matches maintenant, mais il y encore beaucoup de travail.
 
- A l’issue de votre victoire au Critérium l’été dernier, vous aviez dit que votre objectif était d’intégrer les qualifications des Grand Chelem. Pour les « qualifs » de l’Open d’Australie, vous n’avez pas pu rentrer dans le tableau ou était-ce un choix de privilégier « votre tournoi » ?
- Malheureusement pour l'Open d'Australie, c'était un peu juste, il me manquait quand même une quarantaine de places. J'ai donc choisi le tournoi de la Martinique pour préparer les deux tournois 25000 $ en Floride qui suivent (NDLR : Port St. Lucie et Daytona Beach).
 
- Quels sont vos objectifs cette saison, en termes de résultats et de classement ?
- J'espère être dans la continuité de la saison dernière et gagner des points pour pouvoir rentrer dans les « qualifs » des trois autres tournois du Grand Chelem cette année. L'objectif principal est de rentrer dans le Top 150 d'ici la fin de l'année.
 
- Quel va être votre programme pour les prochaines semaines ?
- J'ai donc ces deux tournois en Floride, puis je rentre en France pour continuer sur des tournois de même catégorie en France, à Grenoble, puis en Europe.
 
Vous avez une nouvelle structure d’entraînement depuis le début de l’année. Qu’est-ce que cela change pour vous ?
- En effet, j'ai choisi de retourner dans la Ligue du Centre cette année et ça se passe très bien.