02/05/2012 - 15h15

Jo-Wilfried Tsonga : "Je sais où je vais"

©FFT/CS

Le n°5 mondial poursuit sa préparation sur terre battue cette semaine à Munich. Avant Madrid, Rome et "Roland", Jo fait le point.

 

Qu’avez-vous fait depuis votre défaite en quart de finale à Monte-Carlo ?
Je suis rentré chez moi à Genève. Je me suis entraîné, notamment physiquement pour me refaire une caisse en vue de la saison sur terre battue. J’ai travaillé mon jeu.

Avez-vous été affecté par votre revers face à Gilles Simon à Monte-Carlo ?
Non, pas plus que pour un autre match. Je suis un joueur qui a quand même besoin de bien se préparer. Ça restait un tournoi où il fallait que je retrouve des repères, que je puisse expérimenter des choses. Parce que l’objectif principal, c’est de bien jouer à Roland-Garros. Les matchs me servent à mettre des choses en place. Il ne faut pas croire, j’essaye toujours de travailler mon jeu, d’être plus précis, de trouver la technique parfaite au service, de prendre la balle encore plus tôt, de varier… Il y a plein de choses à travailler. C’est passionnant.

Cela vous agace quand on dit que vous n’êtes pas un joueur de terre battue ?
Je ne sais pas quoi répondre. Si je dis : "Vous avez complètement raison", on va dire que je n’ai pas d’ambition. Et si je dis : "C’est pas vrai", on va me répondre que je n’ai rien gagné sur terre. Je ne sais pas quoi dire. La seule chose qui est sûre, c’est que je peux vraiment bien jouer sur cette surface.

Thierry Tulasne, le coach de Gilles Simon, a déclaré que vous pourriez faire "une Söderling" à Roland-Garros, c’est-à-dire : aller en finale ou pourquoi pas battre Nadal…
Oui, pourquoi pas ? Je serai ravi de pouvoir faire ça. Ce qui est difficile, c’est qu’on joue pratiquement toutes les semaines et ce n’est pas forcément évident de travailler son jeu. Il y a des tournois qu’on choisit pour mettre des choses en place. Il faut accepter de perdre certains matchs pour progresser. Il faut passer par certaines phases. Le tennis, on sait tous que ça fonctionne par palier.

Munich fait donc partie de ces tournois "tests" ?
Exactement. Ce n’est pas une défaite qui va tout remettre tout en cause. Aujourd’hui, je suis cinquième mondial, j’ai joué une finale de Grand Chelem, des demi-finales, plusieurs quarts de finale. Je sais où je vais.

Un mot sur la Coupe Davis, vous avez semblé très ému lors du discours d’adieu de Guy Forget début avril…
J’étais ému à cause de son départ et aussi à cause de ma défaite (NDLR : Face à Isner en quart de finale de Coupe Davis). J’y ai mis beaucoup de cœur. J’ai fait beaucoup de sacrifices pour cette Coupe Davis. J’essaye d’être irréprochable, au moins dans l’attitude et je crois que je le suis. Je veux montrer à mes camarades de jeu que cette compétition est importante.

Propos recueillis par  Sylvie Marchal