Nicolas Mahut : "Je suis dans une bonne spirale" | Fédération Française de Tennis

03/02/2012

Nicolas Mahut : "Je suis dans une bonne spirale"

Tombeur de Florian Mayer à Montpellier, Nicolas Mahut revient sur son très bon début d’année. Et évoque cette blessure au genou qui le laisse actuellement en paix mais peut se réveiller à tout moment.

Troisième tour en Australie, et maintenant quarts de finale à Montpellier… Vous êtes en forme, en ce début d’année !

Quand je peux jouer à fond, c’est sûr que c’est tout de suite plus facile ! J’ai pourtant commencé l’année mal préparé, avec des douleurs. Mais quand cela va mieux, que je peux m’engager et jouer libéré, faire service-volée sans réserve, ça change tout. Je suis dans une bonne spirale depuis l’Open d’Australie. Là-bas, j’avais vu Michel Franco (kiné de Jo-Wilfried Tsonga après avoir été celui d'Amélie Mauresmo, ndlr) et il m’avait fait énormément de bien. J’ai pu jouer mes deux premiers matchs à Melbourne sans avoir mal au genou. Puis, après mon élimination par Novak Djokovic, j’ai pris du repos et fait en sorte d’optimiser les soins.

Votre problème rotulien est derrière vous, alors ?

Je sais qu’il restera récurrent tant que je ne m’arrêterai pas un long moment. Ca fera du va-et-vient, reviendra, repartira… Le médecin m’a dit que je devais m’attendre à de petites rechutes. C'est comme ça. Mais là je suis dans une bonne phase et j’en profite.

Considérant cette relative fragilité, comment gérez-vous l’enchaînement du simple et du double, auquel vous êtes très attaché ?

Il faut bien soigner la récupération. Hier (mercredi, son jour de repos, ndlr), j’ai tapé 30 minutes pour 2 heures de soin, vous voyez le ratio (rires) ! L’avantage du double est que ça reste assez court… Mais j’avise au jour le jour. Hier, je n’étais pas cassé. Le genou tire bien un peu mais franchement ça va bien. Et puis je sais que la semaine prochaine c’est repos. Donc je croise les doigts pour mon genou. La fatigue, elle, je n’y pense même pas.

On entend beaucoup dire depuis le début de la semaine que les conditions de jeu à Montpellier sont assez rapides. Ca doit particulièrement vous convenir, non ?

J’adore les conditions ici ! Le court est un peu plus rapide que les autres courts indoor, avec aussi des balles vives, qui peuvent rebondir, s’accélérer, prendre les effets... C’est génial pour faire service-volée, mettre du slice… mais aussi pour jouer du fond de court. En fait, tous les styles peuvent s’adapter. C’est une surface un peu plus conforme à l’idée qu’on se fait de l’indoor. Je me sens très bien sur ce court.

Votre adversaire au prochain tour est Tomas Berdych. Un obstacle difficile à franchir…

Oui, mais je me sens plus dangereux ici qu’à Melbourne. Je vais pouvoir servir à fond, claquer des premières balles à 200km/h… Ca passera bien sûr par un gros match, mais je ne rentrerai pas battu sur le court. Je vais essayer de lui poser le plus de problèmes possibles, en cassant la cadence. Il me faudra du service-volée, mais aussi varier les services, les slices, les montées en deux temps… Je peux l’inquiéter si je reste calme, que je vois les choses au clair, sans panique… Il y aura des choses à exploiter. Après c’est sûr que s’il joue à son meilleur niveau ça sera dur. Mais je serai près à m’engouffrer dans la moindre faille.

(A Montpellier, G. Willecoq)