22/01/2016 - 09h40

Open d’Australie, J5 : Tsonga au bout du bras de fer bleu !

Que s’est-il passé dans le contingent français ce vendredi ? Toutes les infos bleues en provenance de Melbourne.

Le bras de fer du jour.

Jo-Wilfried Tsonga et Pierre-Hugues Herbert se sont rendu coup pour coup durant 2h12 sur la Margaret Court Arena, ce vendredi à Melbourne. Le duel 100% bleu a tenu ses promesses et si la logique du papier a été respectée, puisque “Jo“ s’est imposé, “P2H“, lui a donné du fil à retordre (6/4, 7/6, 7/6).

L’Alsacien de 24 ans, 167e mondial et issu des qualifications, s’est même procuré deux balles de deuxième manche : la première à 5-4 (lire par ailleurs), la seconde dans le tie-break de ce même set (7-6) finalement arraché 9 points à 7 par le Manceau après deux aces et une double faute de son cadet.

Dans le troisième set, l’Alsacien, pourtant éprouvé par l’enchaînement de matches depuis les “qualifs“ a remonté un handicap de 2-0 avant de pousser une nouvelle fois “Jo“ au tie-break. Un dernier chip dans le filet a scellé la victoire du plus expérimenté des deux hommes. Jo-Wilfried Tsonga a désormais rendez-vous avec Kei Nishikori.

Le point du jour.

Pour sauver une balle de set en faveur de Pierre-Hugues Herbert à 5-4 30-40 dans le deuxième set, Jo-Wilfried Tsonga a sorti “le“ point : un passing de revers d’une autre planète, joué en bout de course, à une main et dos au filet… rien que ça !

“J’aurais préféré me retrouver dans une autre situation, a souri le 10e mondial, je m’en sors très, très bien, j’ai beaucoup de réussite sur ce coup-là. C’est clair que c’est un beau geste mais si je pouvais le réaliser à 15A, plutôt, ça m’arrangerait…“

Le chiffre du jour.

63. Comme le nombre de fois où Pierre-Hugues Herbert est venu au filet contre Jo-Wilfried Tsonga. L’Alsacien y a remporté 41 points, à l’image de son plan de jeu –tenu- très offensif. “J’ai mis pas mal de jeux à trouver mes repères, finalement quand je les ai trouvés, a confié le 167e mondial, j’ai fait mon match, je n’ai pas grand chose à me reprocher. Il y a 5-6 points qui m’échappent et qui me coûtent peut-être le match, mais Jo a été plus fort que moi dans les moments importants.“

La phrase du jour.

“Beau bilan, c’est clair !“ De Pierre-Hugues Herbert, qui a retrouvé le sourire au moment de revenir sur son tournoi : issu des qualifications, il s’est hissé pour la première fois de sa carrière au 3e tour d’un tournoi majeur. “C’est mon meilleur résultat en Grand Chelem, a-t-il poursuivi. Maintenant, il va falloir continuer comme ça et rester constant dans les semaines à venir.“

Le pressé du jour.

Gilles Simon. Après son marathon conclu en cinq sets et 3h58 contre Donskoy au tour précédent, “Gilou“ a fait dans le beaucoup plus simple pour valider son ticket en huitièmes de finale. Le n°15 mondial a dominé l’Argentin Federico Delbonis, 53e, en trois sets et 1h42 : 6/3, 6/2, 6/1.

“Je ne suis pas habitué à jouer aussi peu de temps !“, a plaisanté le Français au micro du speaker à l’issue de la rencontre.

La plus irrespirable du jour.

La fin du match entre Kristina Mladenovic et Daria Gavrilova. “Kiki“ a tout donné face à l’Australienne mais s’est finalement inclinée, au bout du suspense, 11-9 au troisième set, après 2h51 de jeu. Quel combat : la troisième manche a à elle seule duré 1h36 !

La n°1 française a, une première fois, empêché son adversaire –qu’elle connaît bien puisqu’elle l’avait battue en finale de Roland-Garros juniors en 2009- de conclure en débreakant pour recoller à 5-5 dans l’ultime set, avant de l’entraîner dans un véritable thriller.

“Kiki“, toujours aussi irréprochable dans les intentions, a continué à systématiquement agresser Daria Gavrilova (31 montées au filet), a sauvé une première balle de match d’un magnifique passing de coup droit long de ligne, mais n’a rien pu faire contre un dernier coup gagnant de son adversaire. Cruel.

"Dès le premier point, a commenté Kristina Mladenovic, les spectateurs étaient comme des dingues. C’était génial, dans un sens. Après, c’est très, très dur pour les nerfs. Après chaque point, après chaque break, entre chaque point, ça hurle. Ça paraît long parce que l’atmosphère, c’est comme un bouillon. Au niveau de la concentration, c’est extrêmement dur. Le truc le plus dur c’était d’essayer de rester dans ma bulle. C’est la première fois que je vis un truc pareil.“ Et d’ajouter dans un sourire : “J’ai presque bien géré…“

 

(À Melbourne, Myrtille Rambion)