Open d’Australie (juniors) : Clara Burel, "j'en veux plus" | Fédération Française de Tennis

24/01/2018

Open d’Australie (juniors) : Clara Burel, "j'en veux plus"

Jeunes

À 16 ans et pour son premier Open d’Australie juniors, Clara Burel s’est qualifiée pour les quarts de finale. Interview.

Clara, comment avez-vous vécu ce match du troisième tour que vous avez remporté face à tête de série n°12 Elysia Bolton (6/7, 7/6, 6/4 en 2h25) ? Il a vraiment fallu aller le chercher…
Oui, c’était un gros match. Même au deuxième set, parce que quand j’ai perdu le premier, j’ai quand même pris un gros coup sur la tête car j’ai fait un très mauvais tie-break. Ensuite, elle m’a donné l’opportunité de me relancer un peu au deuxième, de me dire que j’avais une chance. Et au troisième, j’ai réussi à gagner son service quand il fallait et à garder le mien.

Vous pensez que cela s’est joué surtout au mental à la fin ?
Je pense que c’est dans la tête, oui. Je ne sais pas ce qui m’a fait tenir (sourire), mais… Le soutien au bord du terrain, l’envie de gagner surtout et voilà.

Depuis plusieurs mois maintenant, vous accumulez de jolies performances. Parlez-nous de votre trajectoire.
Je suis à la Fédération française de tennis depuis trois ans maintenant, je m’entraîne au CNE avec Norbert Palmier. J’ai eu beaucoup de blessures, ce qui m’a beaucoup freinée. Ne pas pouvoir jouer, ce n’était pas facile et là c’est vrai que depuis un an, j’arrive à m’entraîner comme il faut et éviter les blessures, donc ça commence à venir.

Atteindre les quarts de finale pour votre premier Open d’Australie : ce n’est pas mal du tout… Mais on imagine que vous en voulez plus.
Je suis déjà très contente, mais j’en veux plus quand même, oui, forcément (sourire).

Vous êtes originaire de Perros-Guirrec et jouez à Saint-Malo : beaucoup de personnes de la Ligue de Bretagne vous soutiennent à distance. Vous recevez ainsi pas mal de messages d’encouragement…
C’est vrai. Je connais très bien Marie-Christine Peltre (Présidente de la Ligue de Bretagne et Vice-Présidente de la FFT), qui me suit depuis que je suis toute petite. Elle me soutient beaucoup, elle m’envoie des messages, quand on se voit, on prend le temps de parler. Depuis que je suis ici, je reçois aussi plein de messages de gens de ma ville. Là, certains m’ont dit : ‘on s’est levé cette nuit pour regarder…’ (sourire) Ma mère aussi, qui n’a pas dormi de la nuit ! (rires)

Le fait d’être arrivée tôt en Australie, d’avoir joué le Grade I de Traralgon, vous a-t-il aidée à vous mettre en quelque sorte dans le bain ?
Je n’ai pas bien joué à Traralgon. Je m’entraînais très bien, mais en match, je n’y étais pas du tout ! C’est peut-être pour ça que là je suis arrivée et j’ai essayé un maximum de me faire plaisir et de jouer. Peut-être que ça m’a aidée finalement (sourire).

(À Melbourne, Myrtille Rambion)