Romain Jouan : ''Le circuit CNGT est une vraie chance'' | Fédération Française de Tennis
©Borane Fadhel

07/05/2018

Romain Jouan : ''Le circuit CNGT est une vraie chance''

Circuit pro

Ex-209e joueur mondial et désormais entraîneur au TC Quimper, Romain Jouan pointe actuellement à la deuxième place du classement général des CNGT. Un circuit qu’il affectionne particulièrement. Rencontre.

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Que fais-tu depuis l’arrêt de ta carrière sur le circuit ATP ?

Je suis plutôt très occupé ! J’ai passé mon diplôme d’entraîneur à Roland-Garros il y a trois ans dans le cadre de la formation accélérée proposée à la FFT aux anciens joueurs pros. Depuis j’enseigne à Quimper. Je donne 12 heures de cours par semaine du lundi au mercredi comme ça j’ai le temps de disputer les CNGT en fin de semaine. Je joue aussi les matches par équipe avec la Villa Primrose (Bordeaux), j’essaie aussi de jouer les matches par équipes à l’étranger. Je joue à Berlin en Allemagne en juillet/août ce qui va m’empêcher de jouer certains CNGT mais je vais essayer d’en faire le maximum.

Pourquoi consacrer autant de temps aux CNGT ?

Ça permet de rester compétitif et également de gagner un peu d’argent. Via l’UNJPT (Union Nationale des Joueurs Professionnels de Tennis), on touche une certaine somme (contrat d’image) pour chaque participation à un tournoi. Elle dépend de notre classement français et de notre palmarès. Il y a aussi un peu de prize-money si on va au bout du tournoi. Et en fin d’année, les dix premiers au classement général CNGT touchent une prime. C’est une vraie chance d’avoir ce circuit en France et pas seulement sur le plan financier. Les conditions de jeu sont souvent équivalentes ou même mieux que sur certains tournois professionnels, c’est très agréable et c’est une belle transition pour nous.

Ce circuit nous permet aussi de partager notre passion avec les jeunes des clubs et de rendre un peu de ce que le tennis nous a donné à travers les clinics organisés. Il y en a au moins un par tournoi, parfois plus et c’est vraiment une bonne chose. Les jeunes sont contents de taper la balle avec des pros et ça leur donne envie de s’impliquer à fond dans leurs entraînements. Et ce même dans quelques petites villes ou clubs qui n’ont pas l’habitude de voir des champions.

Combien de temps penses-tu continuer sur le circuit CNGT ?

Tant que je le pourrai ! Si je ne me blesse pas et si je continue à jouer comme ça j’espère rester compétitif encore 2-3 ans au moins. Là, je ne m’entraîne quasiment plus car je vis à Quimper et je n’ai personne avec qui jouer à haut-niveau. Physiquement c’est aussi un peu dur car, tout seul, à mon âge, j’ai un peu la flemme de le faire. Mais j’essaie d’arriver tôt sur les tournois pour taper avec d’autres joueurs. J’ai gagné trois CNGT depuis le début de l’année. Il en reste encore pas mal pour tenter de rattraper Julien Obry (actuel leader) et terminer premier au classement en fin d’année.