17/10/11 - 18:21

Le sixième Open de Paris est organisé du 28 octobre au 3 novembre. Le tableau (quarante-huit joueurs) et la dotation (deux millions de dollars, avec 1 620 000 francs au vainqueur) conservent la même dimension.

Le niveau de participation est tout aussi remarquable : le cut s’établit au n°46 et, une fois encore, il ne manque qu’Andre Agassi parmi les dix meilleurs mondiaux. Le plateau présente les vainqueurs des quatre tournois du Grand Chelem 1991, avec Boris Becker (Open d’Australie), Jim Courier (Roland-Garros), Michael Stich (Wimbledon) et Stefan Edberg (US Open). Ils reçoivent le renfort de Jimmy Connors qui vient pour la première fois au Palais Omnisports de Paris-Bercy.

Disputées pour la deuxième fois au City Form Forest Hill de Nanterre, les qualifications permettent à Rodolphe Gilbert, Thomas Högstedt, Wally Masur, vainqueur d’Henri Leconte au tour qualificatif, Jason Stoltenberg, Nicklas Kulti et Jim Grabb de rejoindre le tableau final.

Les wild-cards sont attribuées à Jimmy Connors, Yannick Noah, Arnaud Boetsch et Cédric Pioline.

Comme il fallait s’y attendre, la vedette est d’abord tenue par Connors, vainqueur d’Agenor, mais aussi par Yannick Noah, qui règle à son profit le conflit des générations face à Fabrice Santoro. Après deux jours d’euphorie, le mercredi est fatal aux « vétérans ». Noah est sorti par Rostagno, Connors par Courier et McEnroe par Ivanisevic, à chaque fois en deux sets.

Le jeudi n’est pas meilleur pour les têtes de série : Stefan Edberg est dominé par Michael Chang et Jim Courier par l’Italien Omar Camporese. Boris Becker est, lui, victime du virus de la grippe et déclare forfait.

Les demi-finales ont cependant fière allure. Après Henri Leconte en 1986 et 1987, Guy Forget est le second joueur français à les atteindre. Grâce à un match solide face au Suédois Jonas Svensson, il obtient le droit de disputer sa septième finale de l’année. Ce sera contre l’Américain Pete Sampras, vainqueur de son compatriote Michael Chang.

La finale est, sans aucun doute, la plus belle dans l’histoire de l’Open. Guy Forget est mené deux sets à un. Dans le quatrième comme dans le cinquième, Pete Sampras passe vraiment tout près du titre.

Mais au terme d’une lutte de 3 h 46’ et d’un jeu de très haut niveau, Guy Forget remporte son sixième tournoi de l’année (après Sydney, Bruxelles, Cincinnati, Bordeaux et Toulouse) en même temps que la victoire la plus importante de sa carrière.

Ce n’est encore rien à côté de la finale de la Coupe Davis qui l’attend un mois plus tard à Lyon, où il sait retrouver Pete Sampras, désigné comme joueur de simple dans l’équipe américaine, aux côtés d’Andre Agassi. Les 96 311 spectateurs (contre 97 679 l’année précédente) qui ont suivi, tout au long de la semaine, ses efforts couronnés de succès n’ont pas manqué de penser, eux aussi, au choc attendu depuis si longtemps et à la reconquête du fameux Saladier d’Argent.

L’Open de Paris et Guy Forget ont fait naître bien des espoirs. Un Guy Forget, numéro 1 français, honoré, avant même l’heureux dénouement, au cours d’une fête réunissant au POPB tous les champions nationaux, des plus jeunes aux plus âgés.