
1992 : Boris III roi de Bercy
Boris Becker est le premier joueur à faire le triplé à Bercy.
17/10/11 - 18:17
Le septième Open de Paris se déroule du 2 au 8 novembre. Le tableau comprend, comme en 1991, quarante-huit joueurs, les seize têtes de série étant exemptes du premier tour. Le montant des prix est de 2 165 000 dollars, le vainqueur recevant 1 588 950 francs. Le niveau de la participation se stabilise : le dernier des trente-sept joueurs admis directement dans le tableau final, l’Américain David Wheaton, figure à la 44e place du classement ATP Tour.
Une fois de plus, les vainqueurs des quatre tournois du Grand Chelem 1992, Jim Courier (Open d’Australie et Roland-Garros), Andre Agassi (Wimbledon) et Stefan Edberg (US Open), sont présents. C’est d’ailleurs la première apparition au POPB d’Andre Agassi, attendu, on s’en doute, par ses « fans » parisiens. En fait, des dix premiers mondiaux, seul Ivan Lendl manque à l’appel.
Disputées pour la troisième fois au City Form Forest Hill de Nanterre, les « qualifs » permettent aux Américains Jeff Tarango et Jim Grabb, à l’Italien Stefano Pescosolido, au Suédois Nicklas Kulti et aux Français Olivier Delaitre et Guillaume Raoux d’accéder au tableau final. Grabb et Kulti figuraient déjà parmi les qualifiés l’année précédente.
Les quatre wild-cards sont attribuées à Andre Agassi, Cédric Pioline, Henri Leconte et Marc Rosset, le champion olympique de Barcelone. Le Suisse est justement la première victime de marque, il tombe devant Wally Masur. La série continue avec Michael Chang battu, le mardi, le jour de l’élection de Bill Clinton à la présidence des Etats-Unis, par son compatriote David Wheaton.
L’Open est lancé, il est prêt à vivre, le mercredi 4 novembre, une de ces folles journées qui font date. Battu par Boris Becker, John McEnroe a joué devant les enfants invités par la FFT son dernier match de simple à Paris (il devait, quatre jours plus tard, remporter le double avec son frère Patrick). Salut l’artiste.
Andre Agassi ne fait qu’un petit tour et, dominé par Brad Gilbert, sort sous les sifflets. Le programme offre aussi un « remake » de la finale de la Coupe Davis 1991 et, comme à ses plus beaux jours, Henri Leconte mystifie Sampras. Pour finir, l’autre héros de Lyon, Guy Forget, sauve cinq balles de match face à Olivier Delaitre.
Henri Leconte, vainqueur ensuite de Masur malgré une blessure, au terme d’une partie homérique, reste au bord de la route. Il est forfait pour son quart de finale. Mais Guy Forget, lui, continue sa série miraculeuse. En quart, il sauve deux nouvelles balles de match sur le service de Stefan Edberg !
Après une facile victoire sur son copain Jakob Hlasek en demie, il retrouve en finale Boris Becker qui, de son côté, a éliminé Jim Courier en quart et Goran Ivanisevic en demi-finale.
« Quand il atteint un tel niveau de jeu, il y a Becker et les autres » résume Guy Forget après une finale où il n’est pas mécontent d’avoir pris un set – le troisième – à l’Allemand. Boris Becker remporte son troisième titre à l’Open de Paris après ceux de 1986 et 1989. En quatre participations, il a toujours atteint la finale : en 1990, victime d’une blessure à la cuisse, il avait dû abandonner au premier set face à Stefan Edberg. Il n’a donc jamais été battu « à la régulière » au POPB !