17/10/11 - 18:13

Le huitième Open de Paris a lieu du 1er au 7 novembre. Le tableau comprend quarante-huit joueurs, les seize têtes de série étant exemptes du premier tour. Le montant des prix est de 2 165 000 dollars, le vainqueur en recevant 314 000. Le niveau de participation atteint des sommets, puisque le dernier des trente-sept joueurs admis directement dans le tableau est le… 38e au classement ATP, le Russe Andrei Cherkasov. Comme en 1992, les vainqueurs des quatre tournois du Grand Chelem sont présents : Jim Courier (Open d’Australie), Sergi Bruguera (Roland-Garros) et Pete Sampras (Wimbledon et US Open).

Parmi les vingt premiers du classement ATP, seul manque Thomas Muster, classé au 9e rang mondial à l’époque. L’Autrichien, préalablement inscrit à l’Open de Paris, doit se retirer au tout dernier moment, car se déroule en même temps, à Miami, le procès qu’il a intenté aux responsables de l’accident dont il fut victime en 1989 lors du tournoi de Key Biscayne.

Disputées pour la quatrième fois au City Form Forest Hill de Nanterre, les qualifications permettent aux Français Thierry Champion et Lionel Roux, aux Américains David Wheaton et Jared Palmer, au Russe Andrei Olhovskiy et enfin au Zimbabwéen Byron Black d’accéder au tableau final.

Les quatre wild-cards sont attribuées aux Français Olivier Delaitre, Guillaume Raoux, Rodolphe Gilbert et Henri Leconte. Ce dernier qui, déjà en 1992, avait été un des principaux animateurs du tournoi, est encore une fois le premier à mettre le feu au POPB. Mené 7-6 5-4 et 0-30 par Thierry Champion au premier tour, Leconte parvient à se sortir de ce mauvais pas, avant de rééditer semblable performance au tour suivant face au numéro 1 français, Cédric Pioline, pourtant tout auréolé de sa récente finale à l’US Open.

Malmené là encore pendant un set et demi (6-1 2-1 et break contre lui), le « Vengeur Masqué » enflamme le public parisien déjà tout acquis à sa cause pour obtenir le droit d’affronter Andrei Medvedev en huitième de finale. Mais fatigué par ses efforts antérieurs, il s’incline avec les honneurs.

Forget toujours blessé au genou, Pioline et Leconte éliminés, Arnaud Boetsch prend le relais des espoirs français. Après un début de tournoi guère convaincant (il est vrai perturbé par une blessure à la voûte plantaire), Boetsch trouve enfin le bon rythme pour s’offrir coup sur coup Sergi Bruguera, le numéro 5 mondial, vainqueur quelques mois plus tôt à Roland-Garros et surtout dans la foulée, Boris Becker, qui n’avait jusqu’alors jamais perdu un match à la régulière au POPB.

Le « Petit Prince » de Bercy échouera ensuite d’un rien en demi-finale face à Andrei Medvedev. Parmi les autres invités du dernier carré, on retrouve également Stefan Edberg et Goran Ivanisevic, dont les aces ont assommé le numéro 1 mondial, Pete Sampras en quarts.

En finale, Ivanisevic fait une nouvelle fois parler la poudre (97 aces sur l’ensemble du tournoi) pour dominer en trois petits sets Medvedev tout aussi estourbi que le public par cette avalanche. Medvedev, Edberg, Sampras et Chang, tous classés dans le Top 10, ont donc fait les frais du renouveau du joueur croate, sans oublier Jonas Svensson qui se procura une balle de match contre lui au deuxième tour.

Outre son troisième titre de la saison après Bucarest et Vienne, Ivanisevic décroche à Paris son billet pour les finales de l’ATP Tour.