17/10/11 - 18:06

Le dixième Open de Paris se déroule du 30 octobre au 5 novembre. Le tableau compte quarante-huit joueurs, les seize têtes de série sont exemptes du premier tour. Le montant des prix s’élève à 2 250 000 dollars, le vainqueur recevant 342 000 dollars. Le dernier des trente-sept joueurs admis directement dans le tableau au moment du « cut » est l’Américain MaliVaï Washington, 49e au classement ATP.

Les vainqueurs de trois des quatre tournois du Grand Chelem de l’année sont présents à l’Open de Paris : Thomas Muster (Roland-Garros) et Pete Sampras (Wimbledon etl’US Open). En revanche, le numéro 1 mondial du moment, Andre Agassi, qui s’était imposé en début de saison à l’Open d’Australie, doit déclarer forfait, victime d’une blessure abdominale.

Les qualifications, disputées pour la sixième fois d’affilée au City Form Forest Hill de Nanterre, permettent au Français Daniel Courcol, aux Américains Jim Grabb et Richey Reneberg, au Néerlandais Hendrik-Jan Davids, à l’Ouzbek Oleg Ogorodov et au Roumain Andrei Pavel d’accéder au tableau final. Les wild-cards sont attribuées aux Français Jérôme Golmard, Lionel Roux, Guillaume Raoux et Henri Leconte. Vainqueur en 1991, puis finaliste l’année suivante de ce même tournoi, Guy Forget se sent à Paris comme chez lui. Il n’est guère étonnant dans ces conditions de le voir triompher de Thomas Muster, la tête de série numéro 2, au deuxième tour.

Forget est le seul Français à franchir ce cap. Les autres n’ont, il est vrai, pas été gâtés par le tirage au sort. Boetsch s’incline avec les honneurs face à Pete Sampras (tête de série numéro 1), Raoux ne peut rien face à Marc Rosset (numéro 10), finaliste de l’épreuve en 1994, Pioline passe tout près de la victoire face au Néerlandais Richard Krajicek (numéro 12), enfin Henri Leconte pousse Sergi Bruguera (numéro 8) à disputer un troisième set à l’issue bien aléatoire.

Malheureusement, la belle aventure de Forget s’achève brutalement en huitième de finale. Victime d’une déchirure musculaire au niveau des obliques, il doit abandonner avant même la fin du premier set face à Daniel Vacek. En finale, Sampras retrouve la tête de série numéro 3, Boris Becker, déjà triple vainqueur de l’Open en 1986, 1989 et 1992. L’Allemand revient de loin depuis le début du tournoi.

Bousculé dès le deuxième tour par le Russe Alexander Volkov (3-6 6-3 6-4), miraculé face à l’Américain Todd Martin en huitième de finale (6-4 4-6 7-5), Becker passe encore bien près de la défaite en quart, face au Néerlandais Richard Krajicek (4-6 7-6 6-4). Seule sa demi-finale contre Wayne Ferreira lui offre un court répit avant de défier un Sampras en quête du fauteuil de numéro 1 mondial. Contre ce dernier, Becker ne fera illusion que le temps d’un set. Le premier. L’Américain remporte à Paris (7-6 6-4 6-4) son cinquième titre de la saison après Indian Wells, le Queen’s, Wimbledon et l’US Open. Surtout, il retrouve la place de numéro 1 mondial qu’il avait cédée à son compatriote Andre Agassi.