17/10/11 - 17:35

Le quatorzième – et ultime sous cette appellation – Open de Paris se dispute du 1er au 7 novembre. Le tableau comprend quarante-huit joueurs, les seize têtes de série sont exemptes du premier tour. Le montant des prix s’élève à 2 550 000 dollars, le vainqueur en recevant à lui seul 393 000. Le niveau de participation est tout simplement exceptionnel, puisque le dernier des trente-sept joueurs admis directement dans le tableau au moment du « cut » n’est autre que le 37e à l’ATP, l’Américain Jim Courier.

Les vainqueurs des quatre tournois du Grand Chelem 1999 sont présents au rendez-vous. On retrouve ainsi Yevgeny Kafelnikov (Open d’Australie), Andre Agassi (Roland-Garros et US Open) et Pete Sampras (Wimbledon). Les qualifications, disputées pour la troisième fois dans l’enceinte même du POPB, permettent aux Néerlandais Sjeng Schalken et John Van Lottum, au Suisse George Bastl, à l’Américain Michael Chang, à l’Autrichien Stefan Koubek et à l’Allemand Rainer Schuettler, d’accéder au tableau final. Les wild-cards sont, elles, attribuées aux Français Arnaud Clément, Arnaud Di Pasquale, Nicolas Escudé et Guillaume Raoux.

En cette année 1999, Paris rime avec Agassi. Non content d’avoir remporté en juin à Roland-Garros le dernier titre du Grand Chelem manquant à son palmarès, l’Américain réalise un doublé jusque-là inédit, en s’imposant quelques mois plus tard à l’Open de Paris. « Paris a changé ma vie, je ne l’oublierai jamais », déclare-t-il d’ailleurs quelques instants après son triomphe sur les bords de Seine.

Mais s’il a frôlé la correctionnelle à plusieurs reprises du côté du stade de la Porte d’Auteuil, le numéro 1 mondial ne connaît en revanche guère de difficultés pour décrocher son deuxième succès au POPB, après 1994. Facile vainqueur du Marocain El Aynaoui au deuxième tour, puis de l’Australien Philippoussis en quart de finale, Agassi doit certes céder un set devant Schalken (huitième de finale), puis Lapentti (demi-finale), mais sans jamais être réellement inquiété.

Il ne le sera pas davantage en finale, face au talentueux, mais encore « vert », Marat Safin, battu en quatre manches (7-6 6-2 4-6 6-4). Pour sa première apparition sous les sunlights de Bercy, le jeune Russe, âgé de 19 ans, réalise un parcours de choix. Et devient le premier joueur non tête de série à accéder à la finale de l’Open depuis Mansdorf et Gilbert en 1988.

Cette quatorzième édition est également marquée par la disparition précoce de nombreuses têtes de série. Et non des moindres, puisque Kafelnikov (n°2), Sampras (n°3), Martin (n°4), Kuerten (n°5), Rusedski (n°6), Krajicek (n°8) et Rios (n°9) notamment, ont baissé pavillon avant même le début des huitièmes de finale. Elles ne sont plus que six encore présentes à ce stade de la compétition.

Guère plus heureux, les joueurs français, au nombre de sept en début de tournoi, s’inclinent prématurément, mais sans toutefois démériter. Arnaud Di Pasquale face à Courier et Arnaud Clément devant Schalken laissent même filer une balle de match avant de succomber. Sébastien Grosjean fait, lui, longtemps vaciller Thomas Enqvist, récent vainqueur à Stuttgart, en passant à deux petits points de la victoire.

Un seul, en fait, parvient à tirer son épingle du jeu. Il s’agit de Cédric Pioline. Malheureux à Bercy lors de ses huit premières apparitions, le numéro 1 français se hisse jusqu’en quart de finale, où il est victime, lui aussi, du syndrome des occasions manquées. Chang, son bourreau, doit en effet sauver une balle de match avant de décrocher son billet pour le dernier carré.

Outre Chang, qui a dû passer par l’épreuve des qualifications, cet Open voit la résurrection d’un autre « ancien », en la personne de Jim Courier. L’ex-numéro 1 mondial s’offre trois jolies performances, aux dépens de Di Pasquale, Moya et Enqvist, en guise de tournée d’adieux. Le double lauréat des Internationaux de France 1991 et 1992 prendra en effet quelques mois plus tard une retraite bien méritée…