
2002 : Safin annonce la couleur
Vainqueur du n°1 mondial Lleyton Hewitt, Marat Safin double la mise au BNPPM.
17/10/11 - 17:09
Le récital de Marat Safin ; les six balles de match gâchées par Sébastien Grosjean face à Carlos Moya en huitième de finale ; la victoire de Fabrice Santoro et Nicolas Escudé en double ; l’annonce de la retraite de Cédric Pioline, finaliste de cette même épreuve aux côtés de Gustavo Kuerten… Ou encore la révélation Srichaphan, demi-finaliste pour sa première participation et adopté d’emblée par le public parisien plus nombreux que jamais. Ce cru 2002 du Masters Series Paris, rebaptisé BNP Paribas Masters, n’a pas manqué de rebondissements ni de saveur.
Si Pete Sampras, récent vainqueur de l’US Open, fait une nouvelle fois faux bond au tournoi parisien, paternité oblige, le BNP Paribas Masters est marqué par le retour d’un autre Américain : Andre Agassi en personne. Depuis sa victoire en 1999, l’ex-Kid de Las Vegas n’a plus foulé le court central du POPB. Les retrouvailles sont laborieuses. Agassi peine face à Gaudio, puis Johansson. Il n’est donc guère surprenant de le voir chuter face à Carlos Moya dès les quarts de finale.
Après une finale malheureuse en 1999 face à… Agassi, un premier titre en 2000, suivi d’un « passage à vide » en 2001 (huitième de finaliste seulement), Marat Safin est, quant à lui, bien décidé à reprendre les commandes de la jeune génération. Objectif atteint : en ce dimanche 3 novembre, 14 486 spectateurs sont présents pour applaudir son succès sans partage face à Lleyton Hewitt.
Sur l’ensemble de la compétition, plus de 100 000 personnes ont franchi les portes du POPB (100 007 très exactement, qualifications comprises), un record absolu depuis la création de l’épreuve en 1986. Rien d’étonnant à cela : « Cette finale est celle du numéro 1 mondial face au meilleur joueur du monde », dira d’ailleurs Fabrice Santoro, illustrant parfaitement le niveau exceptionnel du tournoi parisien.
Mais dès le début de cette ultime confrontation, Safin affiche sa supériorité. Et remporte à Bercy son premier titre de la saison 2002. Il marque de son empreinte cette première semaine de novembre, ne laissant échapper qu’une petite manche, en quart face à Nicolas Escudé, dernier représentant français en lice (6-3 5-7 6-3).
À un mois de la finale de la Coupe Davis, les cinq Français présents en simple ont plutôt déçu. Le quart de finale de Nicolas Escudé fait figure de bien maigre consolation. Heureusement, le double est là pour remonter le moral du clan tricolore. Trois joueurs français sont présents en finale : Escudé et Santoro d’un côté, Pioline (qui ne disputait pas le simple) de l’autre, associé pour l’occasion au Brésilien Gustavo Kuerten.
La victoire revient logiquement au tandem Santoro-Escudé (pressenti pour défendre les couleurs de la France en double, un mois plus tard dans cette même salle, en finale de la Coupe Davis), mais le mot de la fin est, lui, pour Cédric Pioline. « Vous avez assisté à mon dernier match sur le circuit… », déclare-t-il sur le court d’une voix émue. Merci et… à bientôt.