
2003 : Dream Tim !
Le Britannique Tim Henman remporte son plus grand titre au POPB.
14/10/11 - 15:51
Le destin est parfois facétieux… Opéré de l’épaule droite le 14 novembre 2002, quelques jours après avoir été dominé en huitième de finale du BNP Paribas Masters autant par la douleur que par le Français Nicolas Escudé, Tim Henman n’imaginait pas vivre dans ce même Palais Omnisports de Bercy, un an plus tard, la plus grande victoire de sa carrière.
À vingt-neuf ans passés, le quadruple demi-finaliste de Wimbledon a pourtant déjoué tous les pronostics pour conquérir à Paris son 11e titre sur le circuit – de loin le plus beau –, au terme d’un parcours en tous points somptueux. L’identité de ses victimes fait en effet froid dans le dos ! Dans l’ordre, Nikolay Davydenko (RUS), Sébastien Grosjean (FRA), Gustavo Kuerten (BRA), Roger Federer (SUI), Andy Roddick (USA) – ce dernier se consola aisément en s’emparant au lendemain du tournoi du leadership du classement technique mondial – et enfin le Roumain Andrei Pavel .
Tour à tour, ils ont plié face au jeu cristallin du Britannique, plus fringant que jamais à l’approche de la trentaine. Et s’il connut une chaude alerte au deuxième tour face à Sébastien Grosjean, le sujet de sa gracieuse majesté a fait preuve d’une incroyable solidité, ne lâchant qu’un petit set sur l’ensemble de son parcours. Lui qui, paradoxalement, ne figurait pas parmi les joueurs initialement admis directement dans le tableau ! Il profita donc du forfait du Suédois Thomas Johansson pour figurer sur la liste des engagés.
Tim Henman succède donc, brillamment, au palmarès de l’épreuve au Russe Marat Safin (absent en raison d’une blessure au pied droit), devenant ainsi le deuxième Britannique à remporter le tournoi d’automne parisien, après Greg Rusedski en 1998.
Quinze ans après l’Israélien Amos Mansdorf, « Gentleman Tim » est également devenu le deuxième lauréat du BNP Paribas Masters ne bénéficiant pas au départ d’un statut de tête de série. Ironie du sort, il a dominé en finale un autre joueur « non classé », en l’occurrence Andrei Pavel, que personne, pas même lui, n’attendait à ce niveau de la compétition.
Il est vrai que le Roumain n’avait, à l’instar de Tim Henman, dû sa place dans le tableau final du tournoi qu’au forfait de dernière minute de l’Espagnol Carlos Moya, blessé à l’épaule droite. Les Français n’ont malheureusement pas eu la même réussite. S’ils étaient sept au départ, dont trois issus des qualifications, aucun d’entre eux n’a pu atteindre les quarts de finale, ce qui n’était plus arrivé à Bercy depuis 1998.
Décevants en simple, les Français se sont montrés plus à leur avantage en double, comme en témoigne la présence en finale de la paire Santoro-Llodra, battue par les Australiens Arthurs-Hanley.
Toujours aussi spectaculaire sur le plan du jeu, l’édition 2003 du BNP Paribas Masters a drainé un public record : 100 549 spectateurs ont en effet franchi les portes du Palais durant les neuf jours de compétition (qualifications comprises), effaçant le précédent record qui datait de… 2002 avec 100 007 personnes.