18/08/15

Champion de France en titre des 14 ans, Hugo Gaston change de catégorie cette année, en même temps qu’il quitte le pôle France de Poitiers pour découvrir l’Insep. Rencontre.

La dernière fois qu’il a foulé les courts de Roland-Garros en compétition, il a soulevé la coupe de champion de France des 14 ans. C’était il y a un peu plus de douze mois. Depuis, Hugo Gaston (0, Midi-Pyrénées) a effectué la bascule inhérente à ces catégories d’âges : de favori en 14 ans l’an passé, il passe aujourd’hui simple outsider de la tranche des 15-16 ans. De 2014, il lui reste "l’image du moment où je reçois le trophée. J’ai vraiment savouré les quelques jours qui ont suivi, pendant la coupure des vacances. Mais après, je ne suis pas resté longtemps là-dessus."

C’est le lot de tous les aspirants champions : ne pas s’attarder sur ce qui a été accompli et toujours se projeter sur "la suite". Aucun succès, aucun titre, n'est jamais une finalité, juste une étape. La suite donc pour le gaucher de Blagnac, cela a été une seconde année au pôle France de Poitiers où, avec ses entraîneurs Jean-Baptiste Dupuy et Stéphane Marazanoff, il a entrepris de solidifier son tennis – "on a beaucoup travaillé sur le coup droit : je le retenais trop" – et de le confronter à la concurrence internationale : "Ces derniers mois, je me suis surtout consacré à la découverte du circuit ITF junior."

En route pour l’Insep… et pour le circuit professionnel

Bilan : une finale à Malte, des demies en Suède et en Biélorussie en simple, ainsi que deux titres en double, dont le dernier en date, à la Hague en juillet, conquis avec son "super copain" Jaimee Floyd Angel, par ailleurs sa victime en finale des championnats de France l’an passé et avec lequel il s’apprête à découvrir l’Insep en septembre. Sous la houlette de Philippe Robin, l’heure sera alors venue de se frotter à ses premiers tournois Futures, "pour s’habituer petit à petit au niveau supérieur et à la compétition professionnelle."

D’ici là, il lui reste à raviver les souvenirs de l’été dernier à Roland-Garros : "C’est vrai que ça m’a bien réussi la dernière fois, consent-il à sourire. Cette année, je ne suis pas favori, c’est sûr. Mais j’ai bien l’intention de tout donner." Tant qu’à ne jamais regarder en arrière, il convient de vivre à fond l'instant présent.

(Guillaume Willecoq)