30/11/17

Les 2 et 3 décembre, le Lannion Tennis accueille les finales des championnats de France par équipes première division. Une mission que le club breton avait déjà accomplie avec succès en 2016. Entretien avec son président, Olivier Catrou.
 
 
L’an dernier, vous avez accueilli pour la première fois les finales des championnats de France interclubs. Vous récidivez cette année. Quel bilan tirez-vous de l’accueil d’un tel événement ?
 
En 2016 c’était une découverte. Il y a eu des surprises et aussi un peu d’inquiétude en amont parce qu’on avait envie de bien faire. C’est quand même présenté comme le quatrième événement de la FFT ! On s’est dit : là, on tape haut… Mais on a la chance d’organiser un tournoi CNGT, l’Open Aziza-Trophée Ericsson, ce qui nous avait permis d’asseoir déjà un côté professionnel. Cette année, nous sommes un peu plus sereins. Nous nous sommes rendu compte que nous nous inquiétions pour rien, en fait. Tous les joueurs et les joueuses ont vraiment apprécié de jouer chez nous. L’organisation, l’accueil… ils ont adoré. 
 
Quel sera le dispositif mis en place cette année pour ces finales ?
 
Au niveau des bénévoles, ce sera à peu près comme l’an dernier : ils seront une centaine, principalement issus du club, plus quelques enfants ramasseurs de balles qui viennent d’autres clubs. Nous avons également des partenaires institutionnels – la communauté de communes, la mairie, le département, la région, la ligue, le comité départemental – et quelques partenaires privés. Nous recevons des aides de plusieurs natures : certains partenaires nous prêtent par exemple des téléviseurs, des fauteuils, de la décoration, des frigos… Choses qui, sinon, nécessiteraient de grosses dépenses. Quant à l’accueil des joueurs et des joueuses, il s’inspirera de ce que l’on a fait en 2016, à une légère modification près, au restaurant. Le club sera décoré façon Noël.
 
Les retombées d’un tel événement sont-elles quantifiables ?
 
Oui et non. Disons que les gens attendent maintenant de Lannion que le club organise beaucoup de choses (sourire). Nous sommes le phare du tennis breton. Maintenant, c’est de la bonne pression. Nous avons envie de montrer qu’un petit club breton est capable d’organiser des choses intéressantes et innovantes. Dans le Trégor, on est capable de faire des choses !
 
Il y a d’ailleurs des nouveautés pour cette édition...
 
Nous avons la chance d’avoir sur la commune pas mal d’entreprises liées aux nouvelles technologies, à l’informatique et à la téléphonie et cette année, nous bénéficierons d’un affichage électronique sur le terrain. Nous avons également un court connecté, que nous utilisons déjà pour l’école de tennis et que les joueurs auront la possibilité d’utiliser pendant les matchs – il leur suffira pour cela de porter un bracelet. Par ailleurs, nous avons choisi de faire appel à Thierry Eon en tant que speaker officiel. Il animera, proposera des petits jeux : c’est un investissement, mais ça vaut le coup. Ce sont des choses positives pour le public. Des “petits” de moins de 10 ans accompagneront les joueurs et les joueuses sur le terrain, il y aura aussi une animation avec les mascottes et bien sûr, les crêpes ! Trois personnes en feront samedi et dimanche après-midi. Ce que l’on veut, c’est que ces finales des championnats de France interclubs soient aussi accessibles au public qui ne vient pas forcément au club en d’autres occasions. C’est la fête du tennis.
 
Suivez les finales en direct sur Tennis Ticker : http://www.tennisticker.de/fra/lp.html
 
Le Lannion Tennis, c’est aussi…
 
Très dynamique au sein du comité départemental des Côtes d’Armor et de la ligue de Bretagne, le Lannion Tennis compte quelque 560 membres, dont 300 jeunes, ce qui en fait la plus grosse école de tennis du département. Sur ses neuf courts, dont six couverts, outre les finales des championnats de France interclubs, il aura accueilli en 2017 six autres épreuves officielles, dont son tournoi interne. Et si l’on se penche sur les matchs par équipes, les chiffres ont de quoi faire tourner la tête : "Nous avons 18 équipes engagées en adultes, hommes et femmes confondus, précise Olivier Catrou, plus 25 en jeunes. Et à cela, il faut ajouter les équipes Seniors+. En tout, cela fait plus de 45 équipes." Six salariés font tourner le club à l’année : 3 enseignants à temps plein, qui ont également des missions autres (organisation, administration, communication, recherche de partenariats…), deux à temps partiel et une secrétaire. "Je leur dis souvent que ce sont eux les acteurs principaux du club !", souligne le président de Lannion Tennis. Et ce sont d’ailleurs eux également les principaux vecteurs des nouveaux projets souhaités par le club : le paiement en ligne et Ma Réservation Tennis en tête. "Cela correspond totalement à une demande de nos adhérents, explique Olivier Catrou. Pour nous, il faut le faire et cela a été acté en réunion." Et ce n’est pas tout : "On pense au padel, poursuit le dirigeant, on voit que cela prend de l’ampleur. Et puis l’un de nos enseignants est à fond sur le beach !"
 
 
Myrtille Rambion