01/12/18

Outsiders en début de championnats, les joueurs de l'US Colomiers ne s'imaginaient pas décrocher leur premier titre de champions de France cette année mais c'est pourtant ce qu'ils ont fait sur les courts de la ligue de Nouvelle-Aquitaine à Talence ce samedi 2 décembre. 

Opposé au TC Blagnac, lui aussi en finale pour la première fois de son histoire, l'US Colomiers - finaliste malheureux chez les dames l'an dernier- a cette fois parfaitement saisi sa chance pour inscrire son nom sur le trophée.

Bien lancés par Kenny De Schepper auteur d'un match solide face à Pablo Andujar (6/3, 6/2) les hommes de Laurent Recouderc ont fait le break pour mener 2-0 après le succès en trois sets du Britannique Daniel Evans contre Hugo Nys (4/6, 6/4, 6/2). Et la défaite de leur numéro un Benoit Paire face à Albert Ramos (6/1, 2/6, 6/1) ne les a pas inquiétés trop longtemps.

Quelques minutes plus tard, Pedja Krstin remportait le dernier simple de la rencontre face à Hugo Gaston (7/6, 6/3) pour offrir un avantage précieux aux Columérins avant les doubles (3-1). 

Dos au mur, le TC Blagnac devait absolument remporter les deux doubles pour égaliser et continuer à rêver d'un premier titre. Brice Bernard le capitaine blagnacais a donc choisi d'aligner Albert Ramos et Matwe Middelkoop en double 1 et Hugo Nys et Hugo Gaston en double 2.

Dans une ambiance survoltée (comme ce fut le cas tout au long de la journée grâce aux plus de deux cents supporters des deux clubs qui avaient fait le déplacement pour soutenir leur équipe et ont mis le feu aux tribunes du début à la fin de la rencontre), les Blagnacais ont tout tenté pour revenir au score. Leurs supporters y ont d'ailleurs cru lorsque Ramos/Middelkoop a remporté le premier set 7/6 face à Paire/Evans mais la réaction des Columérins n'a pas tardé.

Motivés par la proximité d'un premier titre, ils ont serré le jeu pour dérouler dans le deuxième set bouclé 6/0. Sur le court numéro deux, Hugo Gaston et Hugo Nys, menés, continuaient à résister à la paire De Schepper/Koolhof mais la victoire avait choisi son camp. En remportant le super tie-break 10 points à 4 Benoit Paire et Daniel Evans ont libéré leurs coéquipiers et supporters, tous très rapides pour les rejoindre sur le court pour y célébrer la victoire dans une danse endiablée. "C’est une première pour Colomiers, je suis très content pour le club, commentait Benoit Paire dans l'euphorie ambiante. 

C’est une super équipe, il y a une très bonne ambiance entre nous tous et je suis aussi content pour les supporters car ils sont nombreux à nous soutenir et à avoir fait le déplacement pour cette finale. D’un point de vue personnel, ça me fait aussi plaisir de gagner une deuxième fois après le titre avec la Villa Primrose et la finale avec le TCP. C’était vraiment un bon moment." Une joie partagée par Laurent Recouderc, capitaine heureux après ce premier titre : "c'est super de pouvoir ramener la coupe à la maison. Tout s’est super bien passé pendant le championnat et ça a à chaque fois bien tourné pour nous. J’espère que ça va donner envie à nos joueurs de jouer encore plus au tennis pour remplacer les joueurs de l’équipe le plus tôt possible."

Du côté de Blagnac, la satisfaction d'avoir atteint la finale pour la première fois l'emportait sur la déception de la défaite. "On ne s’attendait pas à être là aujourd'hui, expliquait Brice Bernard. On aurait pu descendre jusqu’à la dernière journée de phase de poules. Je n’avais jamais vécu un championnat aussi serré. On est très heureux d’être là même si on aurait préféré soulever la coupe."

Lui aussi aurait préféré ramener le trophée à Blagnac, mais Hugo Gaston, enfant du club, espère qu'il aura d'autres occasions d'aller au bout dans une compétition qu'il affectionne particulièrement. "J’adore tout ce qui est match par équipes, dès que je joue pour mon club ou mon pays, c’est incroyable pour moi, déclarait le récent champion olympique de la jeunesse. Ça me sert, ça me motive et m’aide à repousser mes limites." Jusqu'à décrocher un premier titre l'an prochain? Lui et ses coéquipiers en rêvent déjà. 

 

A Talence, Amandine Reymond