08/12/12

 

Le petit Poucet est grand ! Riche d'un effectif de 210 licenciés, le TC Quimperlé a décroché le plus grand titre national par équipes : celui de première division. Une surprise colossale qui a fait chavirer de bonheur les supporters bretons et les nouveaux champions de France. "Ce n'est pas souvent qu'il y a des larmes après un match dans une carrière, mais là, c'est énorme ce qui nous arrive, c'est extraordinaire, a raconté un Charles-Antoine Brézac très ému après avoir offert le point de la victoire lors du double remporté 6/2, 6/1 avec Maxime Authom face à Marc Gicquel et Benoît Paire. Mais vraiment on mérite. On n'a pas perdu une rencontre dans ce championnat. C'est incroyable. On a 210 licenciés, trois courts couverts, deux courts extérieurs, un club house vraiment pas terrible, un vestiaire où on tient à six à peine. Mais il y a des gens qui s'investissent avec un esprit de club. On est tous ensemble. C'est un petit truc, mais qui forme un grand club !"

Dès les simples, les Finistériens ont montré la grandeur de leur équipe. Le TC Quimperlé a posé une belle option en prenant le large 3-1. Benoît Paire a bien lancé le TCP en maîtrisant ses nerfs et Roberto Bautista-Agut 7/6, 1/6, 6/0. Remplaçant de Charles-Antoine Brézac, ménagé pour le double en raison d'une contracture au mollet, Mathieu Rodrigues a égalisé directement en s'imposant 6/2, 3/6, 6/1 contre Antoine Benneteau, suppléant de Marco Chiudinelli.

Les Parisiens craquent

Puis dans le match des n°1, Grega Zemlja a donné l'avantage aux Bretons. Déjà vainqueur de Gilles Simon et Jérémy Chardy dans cette compétition, le Slovène a cette fois battu Julien Benneteau 6/4, 6/3. Maxime Authom a ensuite réalisé une fantastique remontée. Mené 6/1, 5-3 par Marc Gicquel, le Belge a aligné dix jeux consécutifs pour gagner 1/6, 7/5, 6/0 et accroître l'avance de Quimperlé.

Comme lors de leur affrontement en poule le 14 novembre dernier, le TCQ a donc mené 3-1 face au TCP. Sur leurs terres, les Finistériens avaient fini par concéder le nul en perdant les deux doubles. "On ne voulait pas revivre ça", a poursuivi Brézac, qui a signé sa première licence à Quimperlé à l'âge de 5 ans. Avec Maxime Authom, le Breton pur jus a réalisé un double parfait face à Paire et Gicquel, qui ont craqué physiquement et nerveusement, récoltant même un point de pénalité à 6/2, 5-1 pour comportement anti-sportif.

Encore une double faute pour finir

Comme la veille face à l'AAS Sarcelles, Authom et Brézac ont conclu la rencontre en profitant d'une double faute de leurs adversaires ! Mais ça n'a rien gâché à l'immense joie des Bretons qui ont entamé une folle danse rythmée par les "On est les champions, on est les champions !", tandis que le club parisien encaissait lui une deuxième défaite d'affilée en finale après celle de l'an passé contre Villa Primrose.

"J'ai commencé à y croire quand on a mené un set et break, a reconnu Philippe Huon, le capitaine breton. Pas avant. Sur le papier, le TCP est meilleur que nous en double. Mais là, il y avait tellement d'envie que ça a fait la différence. Charles-Antoine était très déçu de ne pas pouvoir jouer le simple. Mais avant la rencontre, je lui avais dit qu'il allait donner le point décisif dans le double décisif. C'est ce qui s'est passé. C'est magnifique !" L'histoire ne pouvait pas mieux finir !

 

(A Marcq-en-Baroeul, Benjamin Waldbaum)