
Tsonga en patron
Premier simple
Le n°1 français a frappé fort. Il permet à la France de mener 1-0 après un solide succès sur Vasek Pospisil (6/1, 6/3, 6/3).
10/02/12 - 22:29
Le contexte
Sur le papier, c'est le match le plus déséquilibré du week-end. D'un côté, Tsonga, 6e mondial, finaliste du dernier Masters et vainqueur à Doha, face à Vasek Pospisil, 115e mondial, dont le quart de finale au tournoi challenger de Heilbronn en Allemagne tient lieu de haut fait de la saison. L'expérience et le statut de l'un contrastent avec la jeunesse de l'autre. De même, Tsonga est revanchard depuis sa défaite en 1/8e de finale de l'Open d'Australie face à Nishikori. Il a bel et bien l'intention de frapper un grand coup, surtout sur une surface qui l'avantage nettement.
Tout porte donc à croire que ce premier point est déjà français. Mais Vasek Pospisil ne l'entend pas de cette oreille. Evoluant à domicile, le jeune homme de 21 ans, grosse première balle et solide coup droit en guise d'arsenal, est le modèle même de "l'underdog" nord-américain. Deux, trois indices piqués dans son parcours 2011 incitent à la prudence.
En août, l'année dernière, alors qu'il pointait au 186e rang, il a battu Juan Ignacio Chela, 22e mondial, au 1er tour du Masters 1000 de Montréal - chez lui, tiens, tiens - avant de céder face à Federer au 2e (7/5, 6/3) sans démériter. Après un 2e tour à l'US Open (défaite en 4 sets sur Feliciano Lopez), il est le héros de la rencontre de barrages Israël-Canada. Pendant que Raonic s'effondrait, il battait Dudi Sela et Amir Weintraub, qualifiant son pays pour le Groupe mondial. Bref, Pospisil est l'homme qui monte. Méfiance donc.
Le match
Trop fort, trop puissant, Jo-Wilfried Tsonga lance parfaitement l'équipe de France grâce à un succès indiscutable aux dépens de Vasek Pospisil (6/1, 6/3, 6/3). Rien à dire, c'est du bon boulot.
1er set : 6/1, France
Dans une salle pas totalement remplie mais très joyeuse, Tsonga est le premier à prendre les devants. A 2-1 pour lui sur le service de Pospisil, il réussit le premier break du match (3-1). Il faut dire que tout se passe à peu près bien, lorsque le Canadien, après une grosse première balle, peut placer une accélération de coup droit mais, hors de ce schéma, point de salut pour lui. Dès que l'échange dure ou se complique un peu, il finit par commettre la faute, souvent en se précipitant. Jo, plus sage, plus constant, en profite pleinement. Il mène ensuite 4-1 puis 5-1 double break sur un dernier passing de revers let. Il conclut sur un jeu blanc sans aucun problème.
2e set : 6/3 France
Accroché à sa première balle comme à une bouée, Vasek Pospisil fait illusion sur son engagement, mais ne peut quasiment rien faire sur le service de Jo. Quasiment, parce que à 2-1 en sa faveur, le Canadien obtient tout de même une balle de break quasi miraculeuse compte tenu du fait que Pospisil n'a remporté à cet instant que 6 points sur le service du Français. Tsonga, totalement en contrôle, évite le danger et appuie un peu plus. Il breake à 3-3 et, sans pitié, boucle le set de main de maître.
3e set : 6/3 France
Sans solution, Vasek Pospisil repousse quelques jeux l'inéluctable issue. Mais à 3-2, il a la mauvaise idée de se tirer une balle dans le pied avec deux double fautes. Tsonga saute sur l'opportunité pour mener 4-2. S'il ne pousse pas le luxe jusqu'à vouloir absolument un double break, il soigne son service et, avec deux jeux blancs, donne le premier point à la France en 1h31.