12/01/16 - 16:59

Le stade Amédée-Détraux de Baie-Mahault, avec ses 8 000 à 9 000 places, a été retenu pour accueillir ce 1er tour. Le vélodrome, où les championnats du monde de cyclisme sur piste s’étaient déroulés en 2014, sera aménagé pour l’occasion avec la construction de courts extérieurs.

L'occasion de découvrir un peu mieux le tennis dans la ligue de Guadeloupe, grâce à l'interview de son président, Christian Forbin.

Comment êtes-vous arrivé au tennis ?

Quand nous nous sommes installés en Guadeloupe en famille, en 1983, nous avons inscrit nos enfants à l’Amicale Tennis Club. Pour être plus près d’eux, j’ai passé le diplôme d’initiateur, ce qui m’a permis également d’encadrer l’école de tennis du club, dont je suis devenu vice-président. De son côté, mon fils avait été retenu pour suivre les entraînements de la ligue. Parallèlement j’ai rejoint cette dernière en devenant responsable de la commission des jeunes, puis membre du comité directeur. En 1993, un certain nombre de dirigeants de club m’ont proposé de briguer la présidence de la ligue… En tant que pratiquant, j’ai été classé 15/3.

La Guadeloupe va recevoir la Coupe Davis. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Accueillir une rencontre de la Coupe Davis est “un juste retour des choses” pour la ligue de tennis de Guadeloupe, qui a défendu le droit de l’Outre-mer à accueillir la Coupe Davis, et dont les équipes œuvrent sans relâche pour la promotion du tennis dans l’archipel.

Racontez-nous les circonstances de cette attribution…

C’est le capitaine des Bleus, Yannick Noah, qui a impulsé le projet, car il souhaitait que son équipe affronte les Canadiens sur terre battue et en extérieur. Une ambition devenue réalité grâce au soutien financier de la Région Guadeloupe et à l’engagement de la ligue de tennis de Guadeloupe. Des volontés concordantes qui ont convaincu la FFT le 4 décembre dernier.

Quelle est l’ambiance ?

Nous souhaitons faire de cette Coupe Davis un événement festif, qui fédère la population locale et lui permette de découvrir le tennis. La Coupe Davis suscite un véritable engouement populaire, surtout si Gaël Monfils est sélectionné pour jouer “à domicile”, sur ses terres guadeloupéennes.

Profitons de cette rencontre de Coupe Davis pour évoquer les particularités de votre ligue…

Par rapport aux ligues métropolitaines, nous sommes une petite ligue, composée de 43 clubs, avec au moins 1 club dans chaque commune. Nous comptons environ 4 400 licenciés. C’est la deuxième ligue sportive après le football. Nous avons entrepris un gros travail avec l’USEP (manifestations tennistiques avec les enfants de l’USEP, formation des encadrants : enseignants, parents).

Vous êtes une ligue très orientée sport…

Du fait de notre bassin démographique réduit, nous ne pourrons guère augmenter notre nombre de licenciés pour atteindre des chiffres comparables aux ligues de métropole ! Donc notre ligue s’est orientée principalement vers la formation des jeunes sportifs et la mise en place de tournois leur permettant d’aller, nous l’espérons, le plus loin possible dans leur formation. C’est pour cette raison que nous disposons d’un tournoi junior de grade 5, de 2 tournois féminins de 10 000 $ et enfin d’un Challenger de 100 000 $ qui, initialement, avait été créé pour que nos jeunes espoirs Hémery, Mina, Mérault… puissent évoluer chez eux et espérer gagner des points ATP. Aujourd’hui, ce tournoi fait partie du calendrier tennistique international avec d’illustres vainqueurs, dont Rochus, Goffin, Paire, Johnson, etc.

Quel regard portez-vous sur les premières années de votre actuel mandat ?

Nous avons souffert d’une rotation trop fréquente des cadres techniques : 3 nouveaux CTR et 2 nouveaux entraîneurs fédéraux. Donc nous nous sommes surtout attachés à restructurer notre centre de formation. On commence à voir le bout du tunnel ! Avec notamment des jeunes, garçons et filles de 10 à 11 ans, très proches du niveau national.

Quelles sont les priorités de la fin de ce mandat ?

Elles sont au nombre de deux. D’abord, il s’agit de la création d’un Centre International de haut niveau en partenariat avec la FFT et la Fédération Internationale. Ensuite, l’accent va être mis sur la formation de nouveaux bénévoles afin de faire vivre le tennis dans certains clubs car, dans quelques communes, des clubs ont fermé faute de bénévoles pouvant s’en occuper ! Ce qui nous préoccupe énormément.