25/11/17

LE CONTEXTE DU MATCH

On l'a dit et répété, le sort du double de cette finale est crucial. Pas décisif, mais crucial. Yannick Noah a décidé de s'en tenir à ce qu'il a annoncé lors du tirage au sort. C'est la paire Herbert-Gasquet qui va jouer ce match. Les deux Français n'ont jamais joué ensemble sur le circuit pro, mais lors du stage de préparation, leurs performances ont séduit le capitaine.

Côté belge, pas de changement non plus. Ruben Bemelmans sera bien associé à Joris De Loore. Ce duo est celui qui présente le meilleur bilan chez les Belges puisqu'ils ont remporté deux des trois matches qu'ils ont disputés ensemble sous le maillot rouge, signant des victoires de prestige contre Melo/Soares et les frères Zverev.

LE MATCH


 

SET 1
Pierre-Hugues Herbert
et Richard Gasquet débutent parfaitement la rencontre dans un stade chaud bouillant. Très autoritaires, ils prennent d’entrée leurs adversaires à la gorge en breakant dès le deuxième jeu du match, avant de récidiver quelques minutes plus tard pour mener 5-0 après seulement 17 minutes ! En face, les Belges, visiblement très tendus, ont toutes les peines du monde à garder la balle dans le court et cèdent le premier set 6/1 en 29 minutes.

SET 2
Mais les choses s’équilibrent dès l’entame de la deuxième manche. Peu à peu les Belges retrouvent leurs automatismes tandis que les Bleus se montrent un peu moins tranchants au filet et moins efficaces au service, à l’image des deux doubles fautes de Pierre-Hugues Herbert à 2-1. Le break est concédé dans la foulée.

Malgré un débreak immédiat conquis au terme d’un jeu à rallonge, marqué lui aussi par deux doubles-fautes de Ruben Bemelmans,, les Français cèdent une nouvelle fois leur engagement pour se retrouver distancés 4-2 puis 5-2 ,avant de laisser les Belges revenir à une manche partout, 6/3.

SET 3
Le troisième set démarre mal pour les Bleus. Trop hésitants, ils concèdent une nouvelle fois le break à 3-3 sur le service de Gasquet, après avoir pourtant déjà sauvé deux balles de break sur celui de Pierre-Hugues Herbert juste avant.

Menés 5-3 après un jeu blanc des Belges, Richard Gasquet et Pierre-Hugues Herbert font de leur mieux avec les moyens du jour pour ne pas sombrer. Courageux, ils reviennent à hauteur en débreakant sur le service de Bemelmans à 5-4 grâce une volée de revers trop longue de Bemelmans. Le public est debout et les Bleus relancés (5-5).

Dans le tie-break, les Français insistent encore et toujours sur Ruben Bemelmans, maillon faible de l’équipe belge ce samedi. En difficulté par moments, Pierre-Hugues Herbert retrouve toute son efficacité dans ce jeu décisif avec notamment un service gagnant, un retour de revers dans les pieds et une volée claquée permettant aux Bleus de se détacher cinq points à zéro. Noah est survolté sur son banc ! Quelques secondes plus tard, un nouveau coup droit manqué de Bemelmans permet à la France de se détacher deux sets à un (7/6, 7-2).

SET 4
Après une interruption médicale demandée par les Belges pour soigner le pied gauche de De Loore, le quatrième set repart avec des serveurs qui dominent leur sujet, toujours dans une ambiance survoltée. Cette fois ce sont les Français qui breakent les premiers à 3-3, sur un smash manqué par Bemelmans après une superbe défense de Richard Gasquet. Le Stade Pierre-Mauroy est en liesse. Quelques minutes plus tôt, Herbert avait pourtant failli lâcher sa mise en jeu (15-40). Les Français se détachent 5-3. La victoire est en vue...

Lors du dernier changement de côté, à 5-4, Yannick Noah envoie Pierre-Hugues Herbert parler à Nicolas Mahut au bord du court. Le public du Stade Pierre Mauroy offre une "ola" de plusieurs minutes...

De retour sur le court, "P2H" ne tremble pas au moment de servir pour le match. A 15-0, il suit les conseils de Nico Mahut et frappe une grosse première kickée. Ace! Après une volée de revers glissée au milieu des deux Belges par "P2H", un dernier coup droit trop long de Joris De Loore permet à Herbert et Gasquet de replacer la France en tête de cette finale (6/1, 3/6, 7/6, 6/4 en 3h03). Le Saladier d'argent n'est plus très loin. Mais il manque un point...

 

(A Lille, Amandine Reymond)