26/11/17

Bernard Giudicelli, Président de la Fédération française de tennis : “Je suis comblé. Comblé d’avoir atteint cet objectif. Notre programme “Agir et Gagner“, c’était soulever des trophées majeurs : la Coupe Davis, la Fed Cup, les Grands Chelems. Eh bien, on commence par la Coupe Davis parce que c’était sans doute celui qui était le plus accessible, celui qui avait à sa tête un grand meneur d’hommes, qui a fait des choix qui ont été payants. Yannick Noah est avant tout un stratège, il avait déjà envisagé les choses, il savait sans doute que le double serait difficile mais il voulait absolument préserver la possibilité d’avoir un troisième joueur de simple. Ce qui est le plus important, c’est que Jo a ramené un point, le double a ramené un point, Lucas a ramené un point : c’est un véritable résultat d’équipe.“

Thierry Champion, Directeur du Pôle Haut Niveau à la FFT : “J’étais comme tous les supporters, je n’ai plus de voix, on a tous vibré. Au-delà de la victoire, qui fait super plaisir, bien sûr, parce que je trouve c’est exceptionnel de terminer cette année 2017 en gagnant cette 10e Coupe Davis, ce qui nous a fait aussi vibrer, c’est le public. Il était au rendez-vous, c’est vrai qu’à part 1991, je ne me rappelais pas d’une telle ambiance, on a vraiment profité. Les deux publics d’ailleurs, le français et le belge, ont été sensationnels tout au long du week-end. Après, notre équipe était magique!“

Eric Winogradsky, responsable du haut niveau masculin à la FFT : “On est passés un peu par tous les états parce que le premier match ce dimanche a été à sens unique, avec un David Goffin énorme. Jo a fait un bon match, mais ça n’a pas suffi et puis que dire de ce dernier match… Lucas a vraiment fait une prestation énorme, ici, puisqu’il est de la région, pour rapporter ce Saladier qu’on attend depuis tellement longtemps. Vraiment, c’était génial.“

Amélie Mauresmo : “C’était une chance de pouvoir jouer une telle compétition dans ce stade : le bruit, l’émotion, l’intensité qui se dégage des gradins sont fantastiques. En plus, il y a eu un gros suspense hier (samedi) sur le double, ils ont bien assuré, on a eu un petit peu peur quand même et puis aujourd’hui (dimanche) la logique est respectée d’une certaine façon sur les deux matches. Et le plus important est au bout : la victoire… Il y a une espèce de décharge d’adrénaline qu’on vit de partout: eux évidemment sur le terrain, mais nous aussi, dans les gradins, c’est énorme. Je ressens de la joie, tout simplement, d’être là, de pouvoir assister à ça, de les voir aussi heureux comme ça. C’est émouvant de les voir avec cette joie quasi enfantine. C’est beau.“

Guy Forget : “C’était tellement de stress ! Alors c’était un peu le scénario que l’on avait imaginé, on savait que David Goffin serait très dangereux, fort de ses victoires contre Nadal et Federer au Masters, et il a effectivement été énorme tout le week-end. Les trois points que l’on pouvait prendre sur le papier, c’étaient les points du numéro 2 belge et du double et… (il marque une pause) la Coupe, elle revient à la maison ! Cela faisait longtemps qu’elle n’était pas venue à Roland-Garros ! Là, la logique a été respectée et c’est bon parfois quand la logique est respectée !“

Thierry Tulasne : “C’est le partage de l’émotion. Au tennis, on gagne peu et lorsque ça gagne, qui plus est une grande compétition comme celle-là, eh bien c’est génial. C’est tout ce pourquoi on travaille à l’année et ce, depuis plusieurs années. J’ai eu la chance d’entraîner plusieurs de ces garçons qui ont partagé ce bonheur, qui ont amené leur pièce à l’édifice cette année pour cette victoire et les voir heureux, avoir ce partage d’émotions, c’est vraiment quelque chose de très rare et de fantastique.“

Pauline Parmentier : “C’est monstrueux ce qu’ils ont fait ! On est trop contents, c’est la fête. Bravo les Bleus ! C’est trop bien, c’est trop bien, c’est trop bien ! Ça y est, le Saladier, on l’a chez nous et ça faisait des années qu’on attendait ça. On a dû attendre le match décisif pour connaître le verdict mais ce n’est que du bonheur. Je suis trop contente pour tous les gars, pour Lucas qui a été gagner ce dernier match ici chez lui, dans sa région, c’est fabuleux. Félicitations, ils ont assuré. Et vive le tennis français !“

Pascal Pouille, père de Lucas Pouille : “Je suis heureux, fier, ému, content… la France a gagné, voilà ! En plus, c’était en France et c’était bien, et l’histoire est belle. Tous les joueurs ont gagné, les remplaçants ont gagné, toute l’équipe a gagné, c’est magnifique.“

Jean-Roch Herbert, père de Pierre-Hugues Herbert : “Le plus important, c’est d’avoir pu donner cette victoire au public, de rendre hommage à tous les passionnés de tennis et il y en avait une belle brochette ici dans ce stade. Et je crois que nos champions qui ont gagné aujourd’hui, c’est un peu l’incarnation de tous ces passionnés, ils ont commencé en club. Vive les clubs et vive le tennis !“

Mansour Bahrami : “C’est fabuleux ! C’est une grande victoire, c’était magnifique. J’avais prédit 3-2 pour la France, c’est ce qui s’est produit : voilà, on a le Saladier, c’est magnifique pour la France. Et je suis très heureux pour eux.“

(Propos recueillis par Myrtille Rambion, à Lille)