14/11/17

Yannick Noah a fait son choix. Le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis a retenu six joueurs pour le stage de préparation de la finale de la Coupe Davis que la France disputera contre la Belgique du 24 au 26 novembre à Lille.

Outre Pierre-Hugues Herbert, Nicolas Mahut, Lucas Pouille et Jo-Wilfried Tsonga (ordre alphabétique), le capitaine a également fait appel à Julien Benneteau et Richard Gasquet (remplaçants). Hormis Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut, actuellement à Londres où ils disputent le Masters de double, tous les joueurs avaient rendez-vous au CNE ce mardi pour partir à 14h en direction de Marcq-en-Barœul pour le stage de préparation qui aura lieu sur les courts du centre de la ligue des Hauts-de-France. Ils y seront rejoints par Jonathan Eysseric, sparring-partner. Mais avant, Yannick Noah a répondu aux questions des journalistes. 

Yannick, pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous emmenez Richard Gasquet et Julien Benneteau en plus des quatre autres?

Yannick NOAH : Comme vous l'avez suivi, il y avait beaucoup d'émulation ces dernières semaines, avec des joueurs qui ont bien bossé parce qu'ils avaient à cœur de jouer cette finale. Officiellement, je dois donner une équipe mais dans ma tête, je déciderai de l’équipe définitive le plus tard possible.

On part en stage. Le stage sera important (…) Je sais qu'ils ont bossé et qu’ils sont prêts (…)L'idée est de refaire un peu de jus et se préparer au mieux pour ce rendez-vous.

 

Auriez-vous préféré avoir Nico et Pierre-Hugues avec toi dès le début du stage ?

Cela me gêne ? Oui et non. Je prends ce qu’il y a. Je préfère avoir des joueurs qui reviennent après avoir gagné le Masters que des joueurs qui ne sont pas forcément en confiance, et qui viennent s'entraîner. Souvenez-vous, je crois que c’était l'année dernière, Nico et Pierre-Hugues sont arrivés, certes, en retard mais ils venaient de gagner Wimbledon. Quand ils arrivent dans ces dispositions mentales, après avoir fait de bons matchs contre les meilleures équipes, il n'y a rien de mieux pour la confiance. Il n'y a pas de meilleure préparation.

Si je regardais par rapport à la préparation de l'équipe, ils ne seront pas là pendant toute la préparation. Mais je me dis aussi que l'équipe adverse a aussi ce problème, avec un joueur qui joue en simple aux Masters.

 

On va oublier le mot remplaçant, parce que cela ne veut pas dire grand-chose. Comment pourriez-vous qualifier votre équipe ? Quel adjectif pourriez-vous employer pour la définir ?

Elle est compacte. C'est un peu l'histoire de notre équipe. Beaucoup de joueurs sont susceptibles de très bien nous représenter. À chaque fois, dans la mesure du possible, il y a une émulation qui est saine et permet aux gars de tenter de gagner leur place.

Il y a pas mal de joueurs, ceux qui sont là cette fois-ci et ceux qui nous ont emmenés jusqu’à la finale. Il a fallu gagner trois matchs avant d’arriver ici. Je pense à Simon, à Chardy, à tous ces gars. C'est ce qui fait la force de notre équipe. J’ai beaucoup de difficultés aujourd'hui, par exemple, à choisir quatre joueurs parce que je sais que j’en ai six et que les six sont susceptibles de jouer. C’est notre force.

 

Pouvez-vous nous donner des détails sur le stage ? Quel sera votre programme ?

Quand on est en stage, ce n'est pas tellement pour être en vase clos mais pour se donner le temps. On a toute la journée, on a vraiment neuf jours pour se préparer. Ça va d’avant le petit-déj jusqu'au coucher. En tournoi, le joueur fait son match, on le voit le lendemain ou le surlendemain. Là, on aura le temps, cela va être des journées pleines.

Il y aura évidemment beaucoup de tennis, du physique mais aussi beaucoup de récupération après les séances, qui seront longues. Et beaucoup de conversations. Il est important d'anticiper et de visualiser ce qui nous attend. Plus on en parle, mieux c’est. Pour ça, il faut du temps. On a ce temps. Après il y aura la réalité de la rencontre, des matches mais si on arrive à jouer notre meilleur tennis vendredi, samedi et dimanche de la semaine prochaine, on est favori, on devrait gagner.