02/02/18

Appelé en renfort par Yannick Noah jeudi midi pour pallier au forfait de Jo-Wilfried Tsonga, Adrian Mannarino avait été préféré vendredi matin à Lucas Pouille (touché au cou) pour lancer l'équipe de France face aux Pays-Bas.

Opposé à Thiemo de Bakker (369e mondial mais ex-40e en 2010), Adrian, qui portait le maillot bleu pour la première fois en Coupe Davis, n'a malheureusement jamais réussi à se libérer totalement. Après un début de match très accroché, c'est pourtant lui qui a réussi le premier break du match pour mener 3-2. Mais il n'a pas saisi l'occasion de se détacher, cédant à son tour son engagement dans la foulée.

Un scénario qui s'est répété dans le tie-break. Après plus d'une heure de match, le gaucher francilien s'est détaché 3-1 puis 4 points à 2 mais il n'est pas parvenu pas à conclure.

Quatre fautes plus tard - dont une volée de coup droit restée dans sa raquette-  c'est le Néerlandais qui s'est procuré la première balle de set. Une occasion immédiatement convertie sur un coup droit décroisé gagnant. 7/6(4) en 1h06. 

Touché par la perte du premier, Adrian Mannarino a cédé son service d'entrée de deuxième manche. Un handicap qu'il n'arrivera pas à effacer, cédant même une deuxième fois son engagement en toute fin de deuxième set. 7/6, 6/3. 

Trop crispé pour arriver à faire douter un adversaire solide et beaucoup plus expérimenté que lui en Coupe Davis (19 sélections avec 17 victoires pour 15 défaites), Adrian Mannarino n'a pas trouvé la solution pour renverser le match et s'est finalement incliné 7/6, 6/3, 6/3 en 2h15 de jeu.

"C’est facile de trouver des excuses mais ma défaite d’aujourd’hui s’explique plus par la présence d’un très bon joueur en face de moi que par mon manque de repères sur la surface, analysait Adrian Mannarino après son match. Il a été extrêmement efficace au filet, il m’a mis la pression quand il fallait et je n’ai pas su y répondre, pas assez longtemps pour le faire craquer en tout cas. Bravo à lui."

Déçu de sa prestation, le 25e mondial ne regrettait cependant pas d'avoir répondu à l'appel de Yannick Noah, bien au contraire. "C'est une chance de jouer en équipe de France, surtout dans une compétition comme la Coupe Davis. Ce maillot il est agréable à porter, ce sont des sensations qu’on n’a pas l’habitude d’avoir toute l’année sur le circuit. Quand on le porte on a vraiment une énorme envie de faire du bon boulot que ça soit pour ses coéquipiers ou pour tout le public qui nous pousse tout au long du match. Ce sont des sensations très fortes."

A 1-0 pour les Pays-Bas, il espérait que Richard Gasquet pourrait ramener l'équipe de France à hauteur. 

 

 

Amandine Reymond, à Albertville