Wimbledon : Mahut-Llodra, la malchance s’en mêle | Fédération Française de Tennis

04/07/2014

Wimbledon : Mahut-Llodra, la malchance s’en mêle

Avec une blessure de Michaël Llodra, difficile de rivaliser pleinement contre Bob et Mike Bryan. Mika et Nico Mahut se sont inclinés 7/6, 6/3, 6/2 en demi-finales du double.

Ainsi, comme à Roland-Garros, une blessure de Michaël Llodra aura empêché le tandem qu’il constitue avec Nicolas Mahut de défendre pleinement ses chances alors qu’il avait clairement le titre dans le viseur. Or, être diminués, face aux frères Bryan, qui plus en en demi-finale de Wimbledon, cela ne pardonne pas.

“Je le sentais déjà depuis quelques jours, a expliqué Mika après le match, ça me tirait dans la fesse droite et le bas du dos. Aujourd’hui, il y avait beaucoup de vent au début du match et à un moment donné, j’ai dû compenser pour aller chercher une balle et j’ai senti une décharge.“ Qui s’est transformée en “œuf de pigeon sur la fesse“, pour reprendre les termes du Parisien, et une incapacité flagrante à entrer dans la balle côté coup droit.

“DE LA FIGURATION PENDANT DEUX SETS“

En conséquence, après un premier set où les Frenchies se sont bien battus, remontant même de 4-2 à 4-4 pour s’offrir le droit de disputer un tie-break, malheureusement perdu sur un service gagnant de Mike le droitier, les jeux ont alors logiquement défilé en faveur des Américains (7/6 (4), 6/3, 6/2).

“C’est vrai que c’est difficile, a analysé un Nicolas Mahut visiblement très touché. En ce moment, on n’a pas de chance… À Roland, Mika se blesse, on arrive en huitièmes et il ne peut pas jouer derrière ; et là, on est encore plus près du but, en demies, et il se re-blesse. On a l’impression de ne pas avoir trop, trop de réussite alors qu’on jouait super bien depuis le début du tournoi. Là, on a fait de la figuration pendant presque deux sets…“

REPLACÉS DANS LA COURSE AU MASTERS

Une dure réalité forcément frustrante quand le but affiché est clairement d’aller jusqu’au bout, comme c’est le cas pour la paire tricolore. “En soi, demi-finale de Grand Chelem, c’est bien, mais quand l’objectif, c’est d’en gagner un…, a poursuivi Nico Mahut. On se rapproche de ce rêve et à chaque fois, on échoue.“

Et de conclure : “On voit que quand on est bien, on est régulier et on peut battre de bonnes équipes, là on s’est replacé pour le Masters… Mais pour moi, en perdant en demi-finales, ça garde un goût d’inachevé.“

 

(À Wimbledon, Myrtille Rambion)