
Razzano était pressée
Virginie égalise à 1-1
En jouant un tennis ultrarapide, Virginie Razzano a prise de vitesse la n°1 slovaque, Dominika Cibulkova (6/4, 6/4).
04/02/12 - 16:40
Le contexte
Après la défaite in extremis de sa copine Pauline Parmentier, Virginie Razzano va tenter d'égaliser à 1-1. Mais elle non plus ne part pas favorite de son match face à la n°1 slovaque, Dominika Cibulkova. L'écart au classement est important : la joueuse de Bratislava, qui évolue donc chez elle, est 16e mondiale. La Française n'est que 99e mondiale, mais on sait que "Nini" veut beaucoup mieux. Des blessures et son histoire personnelle ont conduit à ce recul au classement.
Le face-à-face entre les deux joueuses est à l'avantage de la petite Slovaque, qui mène 2-1 et reste sur deux victoires, dont la dernière lors de l'Open d'Australie 2009. Bref, ça s'annonce compliqué pour la Nîmoise. Mais on se souvient de son exploit, il y a un an, en Russie aux dépens de Maria Sharapova, dans un contexte presque similaire. Alors pourquoi pas...
Le match
Après moins d'un quart d'heure de jeu, le public slovaque constate, médusé, l'étendue des dégâts. Déchaînée, en pleine réussite, Virginie Razzano mène 3-0, 0-30. Elle a remporté 14 des 15 premiers points du match. La Nîmoise agresse son adversaire dès le premier coup de raquette et ça rentre.
Devant son public, Dominika Cibulkova est surclassée. Mais l'ancienne demi-finaliste de Roland-Garros est orgueilleuse. Elle aussi prend des risques, joue plus vite. Et la voilà qui recolle rapidement 3-3. Razzano est un peu retombée de son nuage.
Drôle de match en vérité que ce deuxième simple. Les échanges sont brefs, conclus tantôt par un coup imparable, tantôt par une faute. Les deux jeunes femmes ont bien du mal à tenir leurs engagements. "Nini" continue son jeu de rentre-dedans et se détache logiquement 5-3.
Mais elle commet deux double-fautes alors qu'elle sert pour le set. Qu'à cela ne tienne. La Slovaque lui rend la pareille et lui fait presque cadeau de cette manche initiale, avec une "double" pour ouvrir et une autre pour conclure le dixième jeu (6/4 en 42 minutes)… Ces problèmes au service chez les deux joueuses affectent un peu la qualité du match, qui reste quand même très élevée.
Et Cibulkova craqua…
D'ailleurs, dans le deuxième set, les joueuses oublient cette crise de "doubles". La lutte est féroce, mais Razzano semble avoir un léger avantage. Seulement elle ne concrétise pas. Elle laisse filer une balle de break à 2-1, puis une autre à 3-2.
Tour à tour, Virginie et Dominika brandissent le poing, s'encouragent de la voix. La tactique est un peu aux oubliettes, ça tape fort, en cadence, avec une marge d'erreur très réduite. Mais la plus forte, c'est vraiment Virginie, qui n'a pas la moindre balle de break à défendre et qui bombarde en coup droit.
A 5-4, Cibulkova craque. Une volée ratée, une faute directe, une double (tiens, tiens) et voilà Razzano nantie de trois balles de match. 0-40. La première est la bonne : au terme d'un échange disputé à la vitesse de la lumière, la Française conclut par un imparable revers le long de la ligne. 6/4, 6/4 en 1h29, de la belle ouvrage. A l'issue de la première journée, Slovaquie et France sont à égalité 1-1. Et on osera dire que c'est un nul largement mérité pour les Bleues…
(A Bratislava, G.B.)