21/04/13 - 16:00

Il y a un an face à la Slovénie, l'équipe de France de Fed Cup avait connu la même émotion : une joie en forme de soulagement. Battre les Slovènes sans leur leader, Polona Hercog, n'était pas à proprement parler un exploit. Se sortir du piège kazakh n'est pas non plus une performance colossale. Seule Yaroslava Shvedova aura tenu la dragée haute aux Françaises ce week-end. Mais cette victoire a incontestablement plus de signification que la précédente. Les signes positifs qu'on peut en retirer sont plus nombreux.

"On est soulagés, a résumé le président Jean Gachassin. Le score ne reflète pas l'intensité de la rencontre. Marion a su tirer les autres filles vers le haut. Et Amélie est non seulement une grande championne, une grande dame, mais aussi une grande capitaine."

Pour sa première année de capitanat, Amélie Mauresmo a su rassembler toutes les forces du tennis féminin français. "Amé" est pour beaucoup dans le retour gagnant de Marion Bartoli. L'autre bonne nouvelle, c'est la fin de la malédiction pour Alizé Cornet dans cette épreuve. Elle a perdu mais disputé un bon match le samedi, elle a gagné et apporté le point décisif le dimanche. "Apporter un point décisif, ça manquait à mon palmarès d'émotions, si je peux dire, jubilait Alizé. Je suis enfin parvenue à être moi-même, à jouer à mon niveau en Fed Cup."

En restant en deuxième division, l'équipe de France est certes encore loin du trophée, mais elle gagne du temps. Avec Bartoli, avec Cornet, avec Pauline Parmentier, mais aussi avec les valeurs montantes que sont Kristina Mladenovic et Caroline Garcia, les Bleues ont un avenir encourageant. "C'est l'équipe du futur", estimait Cornet. "Elle se doit d'être très ambitieuse", prévenait Mauresmo.

La bonne entente entre les joueuses, le capitaine et le staff, fut aussi louée par tous cette semaine. Vivement l'année prochaine donc. A Besançon ou ailleurs...