18/03/16 - 16:23

Que représente pour vous l’organisation de cette demi-finale de Fed Cup près d’Angers ?
Je suis bien évidemment ravi, en plus c’est une demi-finale, ce n’est pas rien, ça doit faire un bout de temps que la France n’en a pas disputé ! Pour Angers, ma ville natale, c’est énorme. Les deux dernières années, j’avais déjà essayé de faire venir la Coupe Davis dans cette même salle, à Trélazé. Les deux fois je m’étais investi et les deux fois ça avait été un échec. Là je n’ai rien fait et du coup ça a marché (rires). Je suis vraiment content car on n’a jamais eu ça. On a un outil, l’Arena Loire, qui est franchement génial. C’est une salle super, toujours remplie, avec une belle ambiance. A mon avis, ce sera plein et il y aura une ambiance de dingue. Organiser cette demi-finale représente beaucoup pour la région, c’est un beau message car les Angevins adorent le sport, et le tennis. J’espère qu’on arrivera aussi à organiser une rencontre de Coupe Davis, si possible quand je suis encore en activité.  

En quoi cette salle est-elle spéciale ?
Elle est moderne, mais surtout elle est très verticale, ce qui donne l’impression d’être dans un endroit moins grand, et d’être plus proche du terrain. C’est pourquoi je suis convaincu que l’ambiance sera super, un peu à l’image d’un stade à l’anglaise en football. J’y ai joué avec Mika (Llodra) pour l’inauguration et j’avais vraiment eu cette sensation de proximité avec les gens. Je suis convaincu que ça va être une super fête et que les Angevins vont répondre présents.

Serez-vous dans la salle pour cette demi-finale ?
Ça tombe pendant le Masters 1000 de Monte-Carlo. La finale du double se joue le samedi, donc au pire je pense aller rejoindre toute ma famille et mes amis au stade le dimanche. On sera au moins quinze ! En plus il y aura aussi Amé (Mauresmo), Gabi (Urpi, son entraîneur), sûrement Pauline (Parmentier)…

Comment le tennis est-il perçu à Angers ?
Je suis le seul Angevin sur le Tour, mais j’ai vraiment l’impression d’être bien suivi. On parle toujours de mes résultats dans les journaux locaux. Et à chaque fois que je suis dans la région, je sens un réel soutien. La ville est très investie, elle a vraiment essayé d’organiser la Coupe Davis ces deux dernières années, avec une vraie énergie. Oui, le tennis a une place importante dans la région.

Et vous-même, êtes-vous investi dans le développement du tennis à Angers ?
J’ai un projet d’ouvrir un centre de sports de raquettes, mais c’est un peu compliqué car je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai envie de faire des choses, même si ça doit attendre la fin de ma carrière. Moi, quand j’étais jeune, il m’a manqué des manifestations tennistiques pour être au plus près des champions. Quand tu es gamin, tu as envie de voir ces gars-là. Ça m’a manqué. C’est pourquoi j’ai envie de m’investir. Par le passé il y a juste eu une demi-finale de Coupe Davis à Nantes, en 1996 (face à l’Italie), mais c’était quand même loin d’Angers et je n’avais pas pu y aller. Mon souhait c’est que des petits aient envie de se mettre au tennis.

Dans quels clubs avez-vous été licencié ?
J’ai commencé dans la petite ville d’Avrillé (commune limitrophe d’Angers), puis je suis passé au TC des Quatre Saisons, puis à l’ATC (Angers Tennis Club). J’ai bien sûr encore des contacts, et j’essaie notamment de passer là-bas chaque année pendant le tournoi Futures.

Cette demi-finale de Fed Cup peut-elle être selon vous un tremplin pour une éventuelle prochaine rencontre de Coupe Davis ?
Déjà, je vais peut-être opter pour une stratégie différente et ne plus m’impliquer (rires). Il y a tellement de villes qui veulent accueillir l’équipe de France ! Il ne me reste plus beaucoup d’années sur le circuit, mais avec un peu de chance, il y aura peut-être un premier tour à Angers. Si ça se passe bien pour la Fed Cup, si l’organisation est top, ça donnera un signe positif. Avoir un jour une rencontre de Coupe Davis, ça serait un truc incroyable.

(Recueilli par Arthur Pralon à Indian Wells)