10/02/17

Le capitaine Noah a appelé Amandine Hesse, qui avait fait le voyage à Genève en tant que sparring-partner, comme quatrième joueuse. Une consécration et beaucoup de bonheur pour la joueuse originaire de Montauban.

Initialement appelée pour accompagner l’équipe de France de Fed Cup en Suisse en tant que sparring-partner, Amandine Hesse a finalement gagné, à 24 ans, sa première sélection à Genève grâce à sa qualité de balle et son état d’esprit. “Yannick m’a annoncé ma sélection hier (jeudi) dans le bus qui nous emmenait au dîner officiel, a raconté Amandine Hesse encore toute émue lors du tirage au sort vendredi. Je n’y croyais pas, je ne m’y attendais pas du tout, heureusement que j’étais assise. Je suis super fière de représenter mon pays, c’était mon rêve depuis que j’ai commencé le tennis à l’âge de cinq ans. Je suis aussi super fière que Yannick et le staff aient confiance en moi. Je vais tout donner pour apporter le plus possible dans cette équipe.“

Son comportement exemplaire depuis le début de la semaine a été particulièrement apprécié par Yannick Noah. “Au début, a expliqué le capitaine, elle était supposée n’être que sparring-partner et il s’est trouvé que dès le premier jour, la qualité de ses entraînements était vraiment bonne, son état d’esprit était incroyable et il paraissait évident qu’elle pouvait entrer dans l’équipe. Elle était ravie et nous aussi car elle apporte beaucoup de fraîcheur, de dynamisme, d’enthousiasme et une belle qualité de jeu. Elle joue vraiment bien, elle est très réceptive et on a vu une belle évolution au cours de la semaine. Elle était peut-être un peu intimidée au début car c’est une fille plutôt timide -joyeuse mais timide-, mais elle s’est vite épanouie et ça a donné des entraînements de grande qualité et un niveau de jeu vraiment bon.“

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’esprit d’équipe d’Amandine Hesse est mis en avant. Sacrée championne de France dans les catégories 15/16 ans et 17/18 ans, elle a très souvent été sélectionnée en équipe nationale dans les catégories jeunes, où elle a collectionné les victoires et les titres avec Kristina Mladenovic. Cette dernière a d’ailleurs eu beaucoup de mal à cacher son émotion lors de l’annonce de la sélection de sa copine.

“J’ai été réellement touchée, a confié ‘Kiki’, j’ai versé ma petite larme lors de son discours. On est de la même année, alors j’ai eu des ‘flashbacks’ de nous deux plus jeunes. On a quasiment tout gagné ensemble en équipe de France dans les catégories jeunes : on a été deux fois championnes d’Europe (2007, 2008), vice-championnes du monde (2008)… L’avoir à mes côtés en Fed Cup, c’est juste fabuleux, je suis très contente pour elle, elle le mérite. C’est une fille pleine d’énergie, de motivation, de fraîcheur qui respecte les valeurs du maillot bleu et c’est extrêmement important à mes yeux. Je suis juste très fière d’elle.“

De nombreuses qualités que vantent aussi les autres Bleues, dont Pauline Parmentier, qui se trouve être également sa coéquipière au TC Paris, et qui a donc conquis avec elle le titre de championnes de France par équipe première division, en décembre dernier. La Nordiste, qui avait souligné à l’époque la rapidité avec laquelle Amandine Hesse s’était fondue dans le groupe, est aujourd’hui ravie de la retrouver en Fed Cup : “C’est super, au début elle est venue en tant que ‘sparring’ et finalement, elle a intégré l’équipe, c’est fabuleux. Elle a un super état d’esprit. Moi je la connais déjà depuis longtemps parce qu’on se voyait sur les tournois et depuis quelques temps on joue aussi dans le même club au TCP. Je suis hyper contente pour elle.“

Un enthousiasme partagé par Alizé Cornet. “Amandine, c’est le petit vent de fraîcheur, a conclu la Niçoise dans un sourire, c’est sa première sélection donc elle est toute contente d’être là. Nous aussi !, mais on est un peu plus habituées à l’événement. Elle a gagné sa sélection grâce à son investissement dans les entraînements, sa bonne humeur et c’est complètement mérité. Je suis contente qu’elle soit avec nous pour cette rencontre.“

(À Genève, Amandine Reymond)