07/02/18

En tant que capitaine, vous enchaînez en Fed Cup après une belle semaine à Albertville avec les garçons. Le succès de dimanche en Coupe Davis peut-il vous aider ici, à Mouilleron-le-Captif, en tout cas en termes d’énergie ?
Bonne question (sourire) Oui, je suis dans le bain depuis dix jours, de la compétition, de l’épreuve par équipes… Il y a un changement, forcément, mais je reste tendu, concentré, sur notre objectif. Il y a eu un enchaînement rapide, mais je suis content de retrouver les filles. Le dernier match qu’on a fait c’était en avril, alors ce sont des retrouvailles, mais la plupart des joueuses ont commencé l’entraînement la semaine dernière. Kiki, cela s’est bien passé pour elle à Saint-Pétersbourg, donc l’idée, c’est de la remettre tout de suite dans le bain, dans des conditions forcément différentes. Elle est très motivée, c’est notre n°1 donc c’est important qu’elle soit tout de suite dans le bain. Et puis voilà, jusqu’à samedi, on a encore trois jours (sourire).

Quel est votre objectif affiché ?
L’objectif premier, c’est de rassembler la meilleure équipe possible et de la préparer afin que les filles donnent le meilleur. L’objectif du staff, du capitaine, des joueuses, c’est toujours le même : on a un temps donné pour se préparer, pour représenter au mieux notre équipe, notre pays. Après, c’est de la concentration, des entraînements, faire attention à la diététique, des soins, etc. etc. Mais à la fin, chez les filles comme chez les garçons, ce sont tous des champions, qui ont envie de bien jouer au tennis, qui ont envie de se préparer et de s’entraîner dur.

Un mot sur l’équipe belge : on sait que leur n°1 Elise Mertens est dans une bonne dynamique. C’est elle qui va être la plus scrutée par le staff d’ici la rencontre ?
Forcément, l’équipe adverse a ses forces et ses faiblesses : voilà on a cinq matches, il faut gagner trois points. Après, on se concentre bien entendu sur l’adversaire à travers un travail de vidéo pour préparer tactiquement les matches des unes et des autres, mais pas uniquement sur la n°1. C’est vrai que leur n°1 joue très bien, donc la barre est haute, forcément. Donc il va falloir travailler encore plus dur (sourire). Être meilleurs si on veut gagner cette rencontre. Pour gagner, il va falloir qu’on soit très, très, très bons.“

(Propos recueillis par Myrtille Rambion, à Mouilleron-le-Captif)