Nouvelle gouvernance : Bernard Giudicelli, pour l’amour du tennis

A 59 ans, Bernard Giudicelli est devenu, le 18 février, le 14e  président de la Fédération Française de Tennis. En le choisissant, cette dernière a su porter à sa tête un dirigeant aux fortes convictions, un leader né, à la stature internationale.

Né à Marseille, ce père de deux enfants a construit sa vie sur la terre de ses ancêtres, en Corse, à Bastia, où il travaille depuis 1983 comme directeur de la mission locale pour l’insertion sociale des jeunes.

Avant de succéder à Jean Gachassin, Bernard Giudicelli a gravi tous les échelons qui se présentent au dirigeant bénévole dans le milieu du tennis : du petit club aux plus grandes instances internationales.

En effet, celui qui a découvert le tennis, alors étudiant à Aix-en-Provence, « par Roland- Garros, à travers la finale opposant Björn Borg et Victor Pecci en 1979 » a été éducateur sportif, juge-arbitre, dirigeant de club et de comité départemental.

En 1986, Bernard Giudicelli a contribué activement à créer la ligue de Corse, dont il a été président, de 1991 jusqu’à son élection au poste de président de la FFT en février 2017, tout en étant membre du comité de direction de la fédération.

En 1993, à 35 ans, il devient vice-président de la FFT, poste qu’il n’occupe que deux ans, suite à des désaccords de fond avec le président de l’époque. En 2009, cet ancien « 30/2 passionné » soutient la candidature de Jean Gachassin, qu’il accompagne huit ans durant, d’abord en tant que vice-président, puis comme secrétaire général.

Devenu n° 2 de la FFT, lui qui a la réputation de travailler énormément ses dossiers, de les connaître sur le bout des doigts, s’est massivement impliqué dans ceux dont il avait la charge. Outre son rôle statutaire, il a ainsi supervisé la communication, le juridique, le volet business des Internationaux de France, ainsi que le dossier de modernisation du stade Roland-Garros et la future gouvernance de la FFT.

Sur le plan international Bernard Giudicelli est élu haut la main, en 2015, d’abord au Board, puis au poste prestigieux de Chairman de la Coupe Davis au sein de l’ITF. Ému, il déclare à cette occasion : « La Coupe Davis est une vraie passion pour moi, comme pour tous les passionnés de tennis. Surtout pour nous, Français. Je n’oublie jamais que c’est grâce à la Coupe Davis que nous avons notre stade, ici, à Roland-Garros. Que le destin d’une compétition mondiale comme la Coupe Davis soit confié, pour la première fois, à un Français, c’est une belle reconnaissance pour notre pays et notre Fédération. »

Élu en 2017 à la tête de la FFT sur un projet ambitieux, « France Tennis », fort du soutien d’une équipe d’hommes et de femmes mus par un puissant élan collectif, une équipe venue du terrain, prête à incarner le renouveau du tennis français, cet admirateur de Philippe Chatrier veut mettre la Fédération en « mode victoire », permettre de nouveau à tous de rêver – notamment à des victoires sur tous les terrains du monde.

Bernard Giudicelli veut insuffler à la famille du tennis « la culture de la gagne », du « maillot bleu » qui doit, affirme-t-il, « se propager à tous les niveaux de notre écosystème. Nos jeunes apprentis champions vont s’épanouir dans un cadre où le goût de l’effort, du travail, du respect et de l’excellence sera très clairement redéfini ». Pour le nouveau président, le tennis, « le plus beau sport du monde, qui véhicule tant d’émotion, de vertus et de valeurs, mérite notre dévouement et le temps que nous lui consacrons ».

Une belle déclaration d’amour en guise de profession de foi.