La révolution du tennis féminin

Une nouvelle stratégie pour les filles

2010 restera une année majeure pour le tennis féminin français. La FFT a fait du sujet une priorité. Une nouvelle stratégie a été élaborée pour développer plus encore le jeu.

En 2009, le tennis était le deuxième sport féminin individuel en termes de licences en France (source : INSEE). Malgré cette statistique importante, un faisceau d'indicateurs a mis en lumière certaines difficultés de la discipline. La FFT s'est lancée dans une profonde remise en question de sa politique en direction du public féminin.

Au haut niveau, le tennis féminin français a dû gérer la retraite sportive de la génération d'Amélie Mauresmo, ex-n°1 mondiale, ainsi que les graves blessures de Mary Pierce et Tatiana Golovin, qui les ont écartées des circuits « pros ». L'élite nationale s'est trouvée réduite. Dans les jeunes catégories, une baisse des licences a été observée dès 9 ans. Des problèmes qui ont nécessité de trouver des solutions.

Une pédagogie pour les filles

« Même si nous avons toujours été performants dans ce domaine, jamais nous ne nous sommes jamais vraiment intéressés au tennis féminin en tant que tel et à ses spécificités », a expliqué Jean-Pierre Dartevelle, vice-président de la FFT, chargé de la compétition nationale et de la Direction Technique Nationale. En s'entourant d'experts, les cadres de la DTN ont repensé la stratégie de développement du tennis féminin.

Jusque-là, l'enseignement du tennis a très souvent été le même pour les filles et les garçons. Il a été entièrement repensé pour être adapté aux filles. « Cette prise de conscience permet aujourd'hui à notre Fédération, à sa direction technique en particulier, de déployer une pédagogie prenant en compte la dimension psychologique des jeunes filles, en termes de détection, d'entraînement ou de compétition », a précisé Jean-Pierre Dartevelle. Avec le but, comme le souhaite Patrice Hagelauer, le directeur technique national, de « relancer une dynamique et de redonner envie aux petites filles de jouer ».