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Découvrir le Paratennis
Résumé
Intégré depuis 2017 à la FFT, le Paratennis rassemble le tennis fauteuil et le tennis pour sourds et malentendants autour d'une même passion.
Modules
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Une passion commune


Le Paratennis rassemble les disciplines du Tennis Fauteuil et du Tennis pour sourds et malentendants. Il s'adresse d'une part aux personnes atteintes d'une perte fonctionnelle ne permettant pas une pratique debout, et d'autre part à toute personne déficiente auditive.

Le Paratennis organise la pratique du tennis en l'adaptant aux contraintes du handicap, dans le respect des valeurs du tennis. 

Titre
La Journée du Tennis en fauteuil à Roland-Garros
Vidéo
Vidéo de brightcove
Journée du Tennis en fauteuil : pour tous !
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Le rôle de la FFT

Depuis 2017, le Paratennis est intégré à la FFT. Elle est en charge du développement et de l'organisation de sa pratique comprenant : 

  • La formation des enseignants (au programme de la formation continue des D.E. de la FFT)

  • L'organisation des Tournois : Tournois français et Internationaux (ITF – Uniqulo Wheelchair Tennis Tour)

  • L'organisation des Championnats de France par Equipes et Individuels

  • L'accompagnement de nos Equipes de France, Tennis Fauteuil et Sourds et Malentendant :
    - Suivi des épreuves Tennis Fauteuil des Internationaux de France
    - Organisation de la journée Tennis Fauteuil à Roland Garros

  • de l'organisation du BNP Paribas Open de France ITF Super Séries

Retrouvez les calendriers, les demandes d’homologations, les classements et toutes les infos sur le site paratennis.fr

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Une intégration réussie

Citation
Une organisation harmonieuse
Auteur
Patricia Froissart
Twitter quote
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Patricia Froissart se félicite de l'intégration du paratennis.

« Nous avons mis un point d’honneur à accentuer la pratique du tennis-fauteuil dans nos clubs. C’est une leçon de vie que nous recevons en voyant les handis évoluer sur nos courts, confie-t-elle. Ce sont des exemples pour nos jeunes. Ils sont sur un fauteuil, mais ils jouent au tennis, donc c’est naturel qu’ils nous rejoignent. »

Concrètement, comment le tennis-fauteuil va-t-il être intégré au giron fédéral ? « Nous allons mettre en place une vraie filière de détection des jeunes et de formation des enseignants, pour accompagner cette politique afin de toujours viser l’excellence, répond Patricia Froissart. Une cartographie des clubs est également prévue. »

Et de conclure : « Cette décision historique va nous demander de décliner le paratennis dans tous les champs d’action de la FFT : classement, arbitrage, formation des enseignants, communication… Nous allons mettre tout ça en musique pour obtenir une organisation harmonieuse. »

Texte

Entretien avec Jean-Pierre Limborg, membre du CST, chargé du paratennis

Citation
Quelque chose de très fort se dégage de notre sport
Auteur
Jean-Pierre Limborg
Twitter quote
Texte

Comment accueillez-vous l’intégration du tennis fauteuil à la FFT ?

C’est un grand bonheur, l’aboutissement de tous les efforts consentis depuis de nombreuses années au sein de la FFH (Fédération Française Handisport). Cette intégration était demandée par les joueurs et les joueuses depuis longtemps. Quelle meilleure reconnaissance que de rentrer définitivement dans la famille du tennis ? Évidemment, il y a un peu de crainte aussi. Quand on casse les routines, quand on est devant un changement, il y a toujours une appréhension. Nous savons qu’il faudra être patients. Les choses ne se feront pas en un claquement de doigts. Nous allons nous intégrer dans la grande famille du tennis, il va donc falloir modifier notre fonctionnement.

En quoi ce rapprochement va-t-il aider la pratique du tennis fauteuil ?
Il y avait d’abord une aberration : il nous fallait deux licences pour pratiquer notre sport, une licence FFT et une autre FFH. Dorénavant, pour jouer au paratennis, un club FFT n’a plus besoin de s’affilier à la FFH et les joueurs non plus. C’est une première grande victoire symbolique. Dorénavant, la véritable nouveauté est que le paratennis sera intégré dans chaque direction, département, commission et service de la FFT. Il y en aura dans la comptabilité, la finance, le règlement, l’antidopage, dans le service communication, partout ! Nous avons déjà un circuit de 28 tournois tennis-fauteuil, avec un championnat de France individuel, par équipes, vétérans, de sourds et de malentendants. Nous sommes déjà très bien structurés, mais il va falloir dispatcher toute cette organisation dans les différents services de la FFT. La grande idée est d’avoir un DTN adjoint en charge du paratennis, car il faudra une personne compétente pour décider de la politique sportive du paratennis. Car notre point faible est le manque de juniors, il y a peu de relève.

Quels sont les principaux axes de travail sur lesquels vous allez devoir plancher ?
J’en distingue trois. En premier lieu, la communication : faire savoir aux clubs que la FFT gère le paratennis et que c’est une pratique extraordinaire. La plupart des handis ont vécu un traumatisme. Jouer au tennis-fauteuil, c’est retrouver une confiance en soi, qui aide à se réintégrer et qui fait vivre des aventures passionnantes. Mais beaucoup de clubs ne sont pas au courant de ce rapprochement. Deuxième point, recruter des jeunes et préparer une relève. Comme dit le président Bernard Giudicelli, il faut « agir et gagner ». Nous avons huit ans pour construire une nouvelle équipe de France. Nous allons essayer de monter des académies nationales pour former des jeunes à cette discipline et en faire des grands joueurs. Enfin, dernier point, nous souhaitons développer la pratique, avec l’objectif ambitieux de doubler le nombre de licenciés en huit ans.

Que de défis !
Oui ! Notre but est que toutes les règles du paratennis s’harmonisent avec celles de la FFT. Nous devons être intégrés, mais pas “digérés”. Nous sommes 300 parmi des millions. Nous avons une spécificité. Quelque chose de très, très fort se dégage de notre sport.