Sandra Liotta : "Un plaisir presque enfantin découle de cette activité"
Baptiste Blanchet
12 août 2025
Enseignante de tennis spécialisée en tennis adapté et tennis santé, chargée du développement du pickleball au Padel Tennis Saint-Victoret, Sandra Liotta évoque l'arrivée et l'impact de la discipline dans son club. Échanges.
Quand le pickleball a-t-il fait son apparition ?
En octobre 2024. À cette date, le club de tennis de Saint-Victoret, qui était une régie municipale, a été repris par quatre personnes qui ont créé une structure de service public. Son nom : le Padel Tennis Saint-Victoret. La nouvelle structure proposait du tennis, mais aussi du padel (six courts plus deux pistes). Au moment de la reprise, puisque j'étais salariée de l'ancienne structure, j'étais partante pour développer le pickleball. Le format comme le type de jeu m'ont immédiatement plu. Je trouve qu'un plaisir presque enfantin découle de cette activité. Elle développe des capacités d'attention, de mise en place tactiques et de gestion de l'effort très intéressantes. Cette discipline attire des gens qui ne jouent pas ou plus au tennis en compétition, ou qui ne se sentent pas de débuter au tennis, ou encore qui cherchent un complément au padel. Par ailleurs, développant principalement les activités liées au tennis santé, j'ai compris que le "pickle" s'y prêtait parfaitement.
© FFT
Quelle est l'offre actuelle ?
Nous avons quatre terrains de pickleball peints sur un court de tennis extérieur, dont deux sont homologués pour la compétition. En cas d'intempéries, je trace des terrains éphémères à l'intérieur. Après une série d'animations, nous proposons désormais une séance tous les mardis de 19h à 20h30, ainsi qu'une autre le jeudi soir en fonction de la demande. J'entraîne par ailleurs un groupe de compétition en dehors de ces créneaux. Parmi les pratiquants de 13 à 65 ans, il y a des gens qui n'ont jamais touché une raquette de tennis ou de padel, d'anciens joueurs de tennis ou des compétiteurs en padel, et 50% de femmes. À Pâques, j'ai proposé des séances découvertes pour les plus de 65 ans, surtout des femmes, dont certaines font du tennis santé avec moi. Elles ont adoré !
Quel bénéfice en tire le club ?
On touche un public beaucoup plus large qui ne pratique ni le tennis, ni le padel. Ce sport nous amène des familles : un joueur de padel est venu avec son fils, une mère avec sa fille, on a aussi des couples, des amis, deux beaux-frères... Leur point commun est le partage d'une activité, quel que soit le niveau de chacun. Et c'est d'autant plus le cas que j'organise et j'adapte les situations de façon à ce que tout le monde puisse jouer avec tout le monde sur certaines séquences d'entraînement, ce qui est motivant et maintient un esprit de partage.