Elodie Vadel et Magali Garnier : les femmes qui les inspirent | Fédération Française de Tennis

13/03/2019

Elodie Vadel et Magali Garnier : les femmes qui les inspirent

Beach Tennis

Championnes de France de beach tennis en titre, Élodie Vadel (31 ans et 36e mondiale) et Magali Garnier (33 ans et 35e) ont plusieurs fois représenté la France lors de compétitions internationales. Elles ont accepté de nous parler des femmes connues et inconnues qui les inspirent au quotidien.

 

Quelle femme vous inspire le plus ?

Élodie Vadel : Ma grand-mère. Elle m’a élevée et inscrite à mon premier cours de tennis à l’âge de 5 ans et m’a toujours suivie dans ce projet. Aujourd’hui elle n’est plus là, mais je sais qu’elle aurait été fière de mon parcours dans le beach tennis. Elle adorait le sport et me poussait tout le temps à atteindre mes objectifs. C’était une vraie force de la nature et un bel exemple de persévérance dans la vie.

Magali Garnier : Ma mère, bien sûr. Elle a fait beaucoup de sacrifices pour le bien et le bonheur de sa famille. Certaines femmes, qui risquent leur vie pour un combat personnel (qui devrait être collectif) me fascinent aussi. Tout le monde sait à quel point j’aime les animaux. Alors, une femme comme Jane Goodall, qui a consacré sa vie à la protection des chimpanzés, retient toute mon attention. J’ai découvert plus récemment Sharon Pincott, très impliquée dans la préservation des éléphants. Ces femmes subissent des menaces perpétuelles (Dian Fossey, par exemple, a payé de sa vie son investissement en faveur des gorilles) et sont de réelles activistes. Respect total !

 

Quelle sportive admirez-vous le plus ?

Élodie Vadel : Serena Williams. C’est une sportive issue d’un milieu populaire qui, à force de travail et de rigueur, a atteint les plus hauts sommets dans son sport. Elle a des qualités physiques incroyables et un mental fou. C’est un modèle pour ma génération et une sportive accomplie. Son palmarès inspire un grand respect et, aujourd’hui encore, elle démontre que c’est une vraie championne à travers ses titres et ses attitudes.

Magali Garnier : Je crois que le mental est toujours la partie la plus importante quand on est sportif. J’admire profondément les sportifs qui affrontent les éléments en solitaire. La mer, les sommets, les glaciers et le désert peuvent se révéler les pires adversaires… Les femmes ont alors encore plus de mérite que les hommes, non ? J’admire beaucoup Florence Arthaud par exemple. J’ai redécouvert son histoire suite à son accident tragique en Argentine… Traverser l’Atlantique seule, c’est déjà un exploit et le faire en améliorant le record détenu à l’époque par un homme a fait d’elle une réelle héroïne !

 

Quelle artiste (chanteuse, comédienne, peintre…) admirez-vous particulièrement ?

Élodie Vadel : Lauryn Hill. Sa voix et ses textes m’ont toujours plu. L’album “The Miseducation” est l’un de ceux que j’ai le plus écoutés. C’était, à sa sortie, l’un des albums de hip-hop les plus vendus.

Magali Garnier : Barbara. Elle m’avait beaucoup marquée quand je l’ai découverte dans les CD de ma mère, à l’époque… Sa voix transperce, et donne des frissons. C’est rare une telle émotion, dans un si petit bout de femme qui plus est. Dans un autre domaine, j’admire aussi Marguerite Yourcenar, surtout pour le fait qu’elle défendait déjà la nature et les animaux dans les années 1960. Et c’est la première femme à avoir intégré l’Académie française !

 

Quelle femme politique ou personnalité publique vous inspire ou vous a inspirée ?

Élodie Vadel : Florence Foresti. J’aime beaucoup sa vision de la société et de la place des femmes. Elle rit des travers de notre société, tout en dénonçant les clichés imposés aux femmes.

Magali Garnier : En politique, je ne suis pas grand-chose, mais je trouve que les sujets les plus alarmants n’évoluent pas. Des personnes de la société civile sont à l’origine d’actions bien plus importantes que nos propres ministres… Greta Thunberg, par exemple. À 16 ans, elle a fait "la grève de l’école pour le climat", exigeant que la Suède respecte ses engagements en ce qui concerne la réduction des émissions de carbone. Des étudiants du monde entier ont suivi son exemple ! Comme elle, je pense que nous sommes face à une menace existentielle. Aujourd’hui, j’essaie vraiment d’utiliser le moins de plastique possible, de consommer ce qui préserve notre planète. Mon choix d’être végétarienne est lié à cela.

 

 

Propos recueillis par Amandine Reymond