Le blog de Clara Burel, épisode 1 : un début d'année un peu fou | Fédération Française de Tennis
©FFT/C. Dubreuil

27/02/2018

Le blog de Clara Burel, épisode 1 : un début d'année un peu fou

Jeunes
 
 
Chaque mois, le site de la FFT vous propose de découvrir le quotidien de Clara Burel, 16 ans, jeune espoir du tennis français, finaliste de l'Open d'Australie juniors et 9e mondiale dans cette catégorie. 
 
Au menu de ce premier épisode: retour d'Australie, découverte de la Fed Cup et débuts sur le circuit ! 
 
Bonjour à tous,
 
Je vous écris depuis Hammamet où je me suis qualifiée pour le tableau final d’un tournoi 15 000$. Je suis arrivée en Tunisie jeudi dernier après avoir passé quelques jours à Paris, au CNE pour m’entraîner après la semaine de Fed Cup. La Fed Cup… J’ai encore du mal à réaliser tout ce qu’il s’est passé pendant cette semaine en équipe de France.
 
Un appel surprise
 
Je vis un début d’année un peu fou. Après ma finale à l’Open d’Australie juniors où j’avais déjà vécu beaucoup d’émotions, l’appel du DTN, Pierre Cherret, pour m’annoncer que j’étais retenue dans le groupe pour la rencontre contre la Belgique m’avait vraiment surprise.
 
Je me souviens, j’étais chez mes parents en Bretagne et comme on était à table je n’avais pas répondu tout de suite. Dans son message il me demandait de le rappeler dès que possible… Je me suis vraiment demandé pourquoi ! Et quand il m’a annoncé la nouvelle, j’ai eu du mal à y croire… D’ailleurs j’ai encore un peu de mal à réaliser.
 
Après tout s’est enchaîné un peu vite. J’ai rejoint les filles de l’équipe de France à Paris. Je les avais déjà croisées quelques fois sur les courts ou dans la salle de musculation du CNE, car c’est là que je m’entraîne et que je vis quand je ne suis pas en tournoi, mais je ne leur avais jamais vraiment parlé. En fait la seule personne de l’équipe que je connaissais un peu c’était Paul Quétin (le préparateur physique, photo ci-dessous)  car j’avais déjà travaillé avec lui. Mais ils m’ont tous super bien accueillie et on a vite fait connaissance pendant le trajet en bus vers Mouilleron-le-Captif où avait lieu la rencontre.
 
Bus Fed Cup 2018
 
 
Amandine (Hesse) m’a beaucoup parlé, dès le début. L’an dernier c’était elle la petite nouvelle de l’équipe donc elle savait ce que je vivais et elle m’a donné pas mal de conseils, elle a été vraiment gentille.
Pauline aussi m’a conseillée, toujours en faisant des blagues évidemment, elle est vraiment cool. Kristina est, elle, arrivée un peu plus tard que nous mais elle aussi a été très présente pour moi. On a parlé plusieurs fois toutes les deux, on a bien échangé, surtout par rapport à son expérience chez les juniors où elle a été numéro un mondiale et sur la transition juniors-circuit WTA. On s’est bien entendues et ce qu’elle a dit en conférence de presse à la fin de la rencontre m’a beaucoup touchée.
 
Selfie Fed Cup 2018
 
Ça a vraiment été une semaine riche en émotions, mais certains moments m’ont un peu plus marquée. Le dîner officiel du jeudi soir par exemple. Les filles m’avaient prévenue que je devais faire un discours et que je n’y couperais pas donc j’avais préparé un texte mais finalement quand je suis arrivée devant le micro, je n’ai même pas lu ma feuille et j’ai parlé comme ça… J’étais très émue mais j’avais Yannick à mes côtés. Il m’a bien soutenue, comme tout au long de la semaine d’ailleurs…
 
Parfois je me disais "quand même je parle avec Yannick Noah…". Moi je l’ai plus connu en tant que chanteur mais quand même… Il a gagné Roland-Garros ! En plus c’est vraiment quelqu’un de très sympa. Il m’a énormément parlé, il passait beaucoup de temps avec moi pendant les entraînements et en dehors et il m’a vraiment accompagnée toute la semaine. Et puis c’est lui qui m’a annoncé ma sélection officielle !
 
Clara Burel et Yannick Noah Fed Cup 2018
 
Première sélection
 
Je ne savais même pas qu’on pouvait être remplaçante puis sélectionnée. Je ne pensais pas intégrer le groupe et finalement le jour du tirage au sort, le matin dans les vestiaires avant de partir, Yannick m’a annoncé qu’il me sélectionnait. Sur le moment c’était un peu bizarre, j’étais très émue et en même temps je ne réalisais pas trop ce qu’il venait de se passer, que j’étais à la Fed Cup, que j’intégrais l’équipe… D’ailleurs j’ai encore un peu de mal à réaliser même si maintenant j’ai mon nom brodé sur le survêtement de l’équipe de France. J’en rêvais quand j’étais petite et je ne pensais pas que ça arriverait si vite…
 
Pendant le week-end, le public a été génial, les supporters m’ont super bien accueillie aussi, ils m’avaient même fait des pancartes spéciales ça m’a fait super plaisir et j’ai adoré encourager les filles avec le reste de l’équipe.
 
Retour à "la vie normale"
 
Forcément après toute cette agitation, le retour à mon quotidien a été un peu particulier. J’étais un peu dans la lune, un peu rêveuse  pendant quelques jours mais on m’avait prévenue que je risquais de ressentir ça et je pense que j’ai réussi à plutôt bien le gérer pour me replonger dans mon quotidien assez vite. J’ai retrouvé ma chambre au CNE le lundi soir et dès le mardi j’ai repris l’entraînement avec Norbert (Palmier, mon entraîneur).
 
En ce moment, je me sens vraiment bien sur le terrain, un peu plus en confiance, j’ai l’impression de mieux savoir comment m’entraîner et je suis hyper motivée. Je suis contente d’être de retour à Hammamet, j’y ai de bons souvenirs car c’est là que j’avais marqué mes premiers points WTA. Pour l’instant j’en ai quatre et j’espère plus à l’issue des deux ou trois semaines que je vais passer en Tunisie. Le programme de mon printemps dépendra de mes résultats ici mais je vous raconterai tout ça dans mon prochain blog.
 
Hammamet

Vue sympa de mon hôtel à Hammamet
 
A très vite !
 
Clara