Alix Collombon et Dylan Guichard, pourquoi le padel, c'est super !

8 septembre 2026

Alors que l'Alpine Paris Major bat son plein, on a demandé aux n°1 français, Alix Collombon et Dylan Guichard, pourquoi ils aiment tant le padel et quels conseils ils peuvent donner aux spectateurs qui vont découvrir ce sport cette semaine à Roland-Garros.

Qu'est-ce qui vous a attiré en premier lieu dans le padel ?
Alix Collombon : Pour moi qui vient du tennis, comme beaucoup de joueurs et joueuses de padel en France, c'est le fait de jouer à deux. J'adorais les matchs par équipes en tennis. Mon caractère est plus fait pour un sport "collectif". Il y a aussi beaucoup de volées, que ce soit une sorte de jeu du chat et de la souris, ça m'a plu d'emblée.
Dylan Guichard : C'est un sport très accessible. Je jouais au tennis et ils ont installé des pistes dans mon club. Je m'y suis mis et petit à petit, j'y ai pris goût. J'ai aimé le jeu avec les vitres et le fait de jouer à deux contre deux. C'est un sport collectif individuel. Ça m'a permis aussi de faire de nouvelles rencontres.

Quelles sont les qualités importantes à avoir ou à développer pour être un bon joueur de padel ?
A.C. : Il faut être assez complet. La dimension tactique est très importante au padel. Avoir une bonne main, ça aide. Au plus haut niveau, la technique prend de l'importance. Et la dimension mentale est essentielle. Il faut savoir gérer ses émotions... et celles de son ou sa partenaire ! Les personnalités du duo sont souvent différentes, il faut savoir s'adapter. La grosse différence avec le tennis, c'est qu'on ne contrôle pas tout. On est deux. Et ça a un côté génial.
D.G. : La patience, la lucidité, le sens tactique et bien sûr la technique.

On dit beaucoup que le padel est convivial. Vous confirmez ?
A.C. : Clairement ! Au niveau amateur, le truc "on se fait une partie et on boit une bière à quatre après", ça marche bien ! Évidemment sur le circuit il n'y a pas la bière d'après-match (sourire). Et c'est notre métier. Mais nous gardons un côté social important sur le circuit car chaque joueuse est une partenaire potentielle. C'est très important d'être positive.
D.G. : Je confirme ! On voit beaucoup de groupes de potes qui viennent faire un padel dans les clubs. Et boire un coup (ou plusieurs) ensuite. Parfois, il peut y avoir une guéguerre sur la piste, mais c'est vraiment convivial. C'est ce qui contribue à l'essor et à la réussite de ce sport. Sur le circuit, l'ambiance générale est bonne. Je pense qu'il doit y avoir une rivalité assez forte entre les tout meilleurs. Mais il y a beaucoup de sourires dans les vestiaires, dans les couloirs. On parle avec tout le monde.

© Valentin Izzo / FFT

Dylan Guichard

Quels sont les endroits de rêve pour jouer au padel sur le circuit ?
A.C. : Ici bien sûr ! Roland-Garros ! A Bordeaux aussi, le tournoi est superbe. J'adore aussi le Major de Rome, c'est l'Italie, l'endroit est très cool et on mange très bien là-bas ! Jouer en Argentine c'est aussi assez dingue, on sent la passion pour ce sport là-bas.
D.G. : L'ambiance la plus incroyable que j'ai connue, c'est en Argentine. J'ai eu la chance d'être là-bas pour la dernière au pays de Belasteguín. C'est là où j'ai eu le plus de frissons au bord d'une piste de padel. Ici à Paris, c'est très spécial. Depuis tout petit, je suis fan de Rafael Nadal, alors ça me fait vraiment quelque chose de jouer dans ce stade. Je ressens une vraie excitation de jouer sur le "Chatrier" ou même sur les autres courts. Rome, au Foro Italico où se joue le Masters 1000, est aussi très spécial. Et il y a aussi un tournoi au Koweït qui se joue près de la Rafa Nadal Academy que j'apprécie beaucoup.

Quels conseils donneriez-vous aux spectateurs qui vont venir au stade Roland-Garros pour mieux apprécier le spectacle du padel au plus haut niveau ?
A.C. : Bonne question ! Il faut venir à mon avis avec un état d'esprit très neuf : ils vont voir un autre sport, complètement différent du tennis. Il y aura moins de très grosses frappes, on va moins ressentir l'intensité physique mais la construction des points est très intéressante à observer. Comment on arrive à gagner du terrain petit à petit dans l'échange, comment un partenaire joue pour l'autre. La dimension tactique est hyper intéressante à découvrir. Par exemple, qu'ils ne soient pas surpris par des smashs placés plutôt que par des grosses frappes qui peuvent se retourner contre soi !
D.G. : Déjà, allez voir tout le monde ! Les matchs féminins sont très différents, les points sont tactiques, plus posés. Si tu regardes les meilleurs du monde d'emblée, il n'y a que des points dignes de figurer dans des "highlights". Il faut aller voir tous les styles de jeu. Et savoir observer les changements de stratégie. Et profiter de l'ambiance qui, j'espère, va être sympa, et bien sûr du stade Roland-Garros !