Anthony Tondut, vice-président de l'Angers Tennis Club padel : "Le développement du padel a été et reste indispensable à notre club"

11 septembre 2026

Invité lors de ce vendredi des quarts de finale à suivre l'Alpine Paris Major dans le cadre de la Journée des Présidents, Anthony Tondut, vice-président de l'Angers Tennis Club Padel, nous détaille le coup de boost qu'a apporté le padel au club d'Anjou et les enjeux de développement que l'équipe dirigeante va devoir relever.

On vous imagine heureux d'être invité en cette journée des présidents de l'Alpine Paris Major ?
Anthony Tondut : Oui, je suis très heureux d'être là. Je devais venir initialement avec le président de l'ATC, Régis Aubry, mais il marie son fils ce week-end. En tant qu'amoureux du padel, je suis déjà venu sur le tournoi par le passé, mais là, grâce à la FFT, les conditions sont encore meilleures. Nous allons profiter du spectacle et du stade Roland-Garros.

Quel est votre rôle au sein de l'Angers Tennis Club padel ?
Anthony Tondut : Le padel, justement ! Je suis en charge de toute la partie padel. Je viens du padel, je n'ai pas été joueur de tennis. J'ai tout de suite commencé par ce sport. J'ai rapidement pris en main cette activité au sein du club puisqu'avec Régis, nous sommes une jeune équipe dirigeante, élue il y a un an seulement. Mais l'ATC, un club historique à Angers, avec une culture du jeu sur terre battue, a pris le virage du padel depuis longtemps. En 2017 déjà, le président de l'époque avait fait construire quatre pistes. Et ça a vite fonctionné. Un grand club de tennis municipal qui proposait du padel dès 2017, c'était bien vu !

On a juste pris la suite avec l'envie de le développer, ce qui n'était pas forcément le cas de l'équipe qui nous a précédés.

Justement, quelles sont vos missions pour aider au développement du padel à l'ATC ?
Anthony Tondut : Déjà le nom a changé. Aujourd'hui, il s'appelle Angers Tennis Club Padel. Cela permet au padel, qui était le parent pauvre, d'exister. Personnellement, je m'occupe de fixer le tarif des adhérents, des cours, le nombre d'adhérents que l'on peut accepter avec seulement quatre pistes, la gestion des enseignants qui sont deux désormais, l'organisation des compétitions...

Les pistes de padel de l'ATC.

Quelle est la situation du padel dans le club ?
Anthony Tondut : Nous avons 590 adhérents padel, pour 1200 au total. On a une centaine d'élèves en cours et nous organisons une quarantaine de tournois à l'année. Nous avons deux enseignants, donc, le recrutement du deuxième étant intervenu à la rentrée. Nos pistes sont trop remplies : nous avons donc l'objectif de créer une cinquième piste, agrémentée d'un terrain de pickleball, au détriment d'un court de tennis en résine. L'offre tournois va augmenter car nous devrions gagner en hauteur de plafond et ainsi pouvoir augmenter la catégorie de nos tournois en respectant le cahier des charges. Nous avons aussi pour projet de créer une école mixte de tennis-padel, pour les tout petits. Même si nous avons déjà une école 100% padel.

A vous entendre, le développement du padel est au cœur des enjeux du club...
Anthony Tondut : C'est indispensable. Le padel est intergénérationnel. Au club, nous avons un joueur de 85 ans et le plus jeune doit avoir 5-6 ans. Il y a trois clubs de padel sur Angers. Nous nous entendons bien avec tout le monde. Cela pourrait évoluer à l'avenir car les pistes de padel poussent comme des champignons et nous pourrions avoir des structures privées qui vont se bagarrer et durcir le ton. Nous sommes une structure municipale, donc nous n'avons pas d'obligations de 'rendement'. Notre seul objectif, c'est d'ouvrir le padel au plus grand monde. Quand on le peut, on reçoit des étudiants, des pompiers, des écoles de quartiers 'défavorisés'.

Mais pour répondre à la question, si le club tient financièrement, c'est parce que l'activité padel est florissante. L'activité padel est très rentable. Nous souhaitons rééquilibrer la pratique entre le tennis et le padel.