Les Bleus à pied d'œuvre à Québec pour défier le Canada
A Québec, G.B.
16 septembre 2026
A la veille du tirage au sort, l'équipe de France de Coupe Davis a peaufiné sa préparation pour le 2e tour de la Coupe Davis 2026 contre le Canada. Dans l'immense salle du Vidéotron, les hommes de Paul-Henri Mathieu s'apprêtent à relever un beau défi : battre l'enfant du pays Félix Auger-Aliassime, n°5 mondial, et la jeune garde qui l'entoure.
Des absents, il y en a. Des deux côtés. Mais comme l'ont répété à l'envie les deux capitaines, Paul-Henri Mathieu et Frank Dancevic, ce sont les présents qui comptent. Pour cette rencontre du 2e tour de la Coupe Davis 2026, ce Canada-France s'annonce équilibré sur le papier, même si les deux équipes présentent un profil radicalement différent.
Les hôtes ont un leader naturel : Félix Auger-Aliassime, n°5 mondial, a fait de cette rencontre dans la ville où il a grandi un rendez-vous majeur de sa saison. Autour de lui gravitent de jeunes joueurs : Liam Draxl, 24 ans, 205e mondial, Duncan Chan, 21 ans, 254e mondial, et Keegan Rice, 20 ans, 578e mondial. Comme l'a dit avec humour le capitaine canadien, "Je vais perdre mon job de capitaine si je ne fais pas jouer Félix !"
Il semble évident que FAA va jouer deux simples et même probablement le double. "Je suis très ému à l'idée de rejouer devant les miens, devant mon public", a répété le leader des Canadiens.
Pour l'équipe de France, la problématique est différente. Paul-Henri Mathieu a beaucoup d'options à la fois en simple et en double. Arthur Rinderknech (32e), Luca Van Assche (42e), Quentin Halys (49e) et Benjamin Bonzi (92e) sont tous susceptibles de jouer en simple. A l'aise en indoor, tous plutôt en forme, ils offrent le choix à leur capitaine. Qui peut battre Félix Auger-Aliassime ? Qui peut le mieux gérer le statut de favori face au n°2 canadien ? Verdict jeudi lors du tirage au sort.
Le double français devrait s'appuyer sur Pierre-Hugues Herbert, associé probablement à Bonzi ou Halys.
Après une excellente préparation, le capitaine PHM est maintenant à l'heure des choix. La route vers Bologne s'annonce ardu, mais les Bleus avaient déjà réussi à s'imposer l'an passé au 2e tour sur les terres de Marion Cilic, en Croatie. FAA et sa jeune garde représentent un défi peut-être encore plus grand. Mais les ressources dont disposent la France le sont aussi.







