Coupe Davis : Félix Auger-Aliassime fait plier la France malgré la victoire en double
A Québec, G.B.
19 septembre 2026
A Québec, l'équipe de France de Coupe Davis s'est inclinée 3/1 face au Canada, emmené par un impeccable Félix Auger-Aliassime. Le héros local a apporté le point décisif contre Arthur Rinderknech après la victoire en double de Pierre-Hugues Herbert et Benjamin Bonzi.
Le double : Herbert et Bonzi ont redonné l'espoir
Ce samedi à 14 heures, l'ambiance est bouillante dans le Centre Vidéotron. Avec un avantage de 2-0, le Canada est en pole position pour se qualifier. Mais Benjamin Bonzi et Pierre-Hugues Herbert ne l'entendent pas ainsi. Face à Duncan Chan et Félix Auger-Aliassime, ils font parler leur "fighting spirit".
Dans un premier set très serré, la seule balle de break est une balle de set, pour le Canada, à 6-5 sur le service de Bonzi. Mais ça tient : bon service de 'Benji' et volée claquée de P2H. Dans le tie-break, les Bleus, déchaînés, se détachent 6-0, notamment grâce à un plongeon gagnant de Bonzi. Les Canadiens remontent à 6-4, mais Herbert tient le choc sur son service et fait plier Duncan Chan. Le plus expérimenté des Français montre sa rage de vaincre (7/6, 7 points à 4 France en 1h04).
Dans le 2e acte, les serveurs font encore la loi. Jusqu'à 4-3, moment choisi par les Bleus pour affûter leurs retours sur le service de Chan, privé de premières balles. Une volée de Bonzi offre le premier break du match au duo français. À un moment idéal. Herbert conclut sur sa mise en jeu. La France n'est plus menée que deux points à un (7/6(5), 6/3 en 1h33). L'espoir renaît.
La réaction de Bonzi et Herbert
Benjamin Bonzi
"On a sorti une très belle prestation. C'était un match de très haut niveau. C'était une victoire indispensable. Avec Pierre-Hugues, on voulait être des 'golden retrievers'. On s'est battus comme des chiens."
Pierre-Hugues Herbert
"Il fallait une réaction de l'équipe de France. On a rempli notre rôle. C'était un double très solide. Nous avons fait preuve de caractère."
Le point décisif : FAA revient de loin face à Rinderknech
Reboosté par la victoire du double, Arthur Rinderknech a évidemment à cœur de faire oublier sa défaite de vendredi et d'égaliser à 2-2. Il se lance à l'assaut du héros local avec rage et brio. A 4-4, le Français s'offre le premier break du match, en faisant plier le Canadien côté coup droit. Hyper solide au service, il remporte la première manche 6/4.
Dans le 2e set, Félix Auger-Aliassime a toujours autant de mal à inquiéter Arthur Rinderknech sur son service. Il obtient quand même une balle de break, sous la forme d'une balle de set : sauvée au filet par son rival. Le capitaine Paul-Henri Mathieu entrevoit l'exploit quand son joueur se détache 3-0 dans le tie-break. Ça sent bon. Sauf que FAA réussit un superbe passing de coup droit à 4-2 pour annuler le mini break. Et c'est lui qui trouve les ressources pour aller chercher ce jeu décisif, 7 points à 5. Il a su pousser à la faute 'Rinder', un peu malheureux sur les points chauds.
Malgré ce coup dur, l'homme au bandeau n'abdique pas. Il est même, parfois, supérieur au n°5 mondial. Deux fois dans le 3e set, il mène 15-30 sur le service adverse et a une 2e balle à jouer. Mais il ne parvient pas à en profiter. Et à 4-4, le Canadien appuie : des bons retours, de gros coups droits, et le break tombe sur une erreur du Français.
En 2h21, sur un dernier service gagnant, l'enfant du pays s'impose 4/6, 7/6 (5), 6/4 au terme d'un gros combat. Le public exulte, le héros a tenu son rang. C'est dur pour Rinderknech, passé près de l'exploit. Mais les Bleus sont éliminés.
La réaction de Paul-Henri Mathieu
"On savait qu'on était dos au mur. Tout le monde s'est bien remobilisé. Nous étions tous convaincus que c'était possible. Notre double a été très solide. Je savais qu'Arthur pouvait se remobiliser. Le remettre sur le court a presque été payant, ça s'est joué à quelques points. Il y a beaucoup de déception. Aujourd'hui, je suis fier de mes joueurs. J'assume mes choix. On y a tous cru."
La réaction d'Arthur Rinderknech
"On voulait retourner à Bologne, on n'y va pas, c'est dur. J'ai perdu mes deux matchs, c'est dur. J'ai réussi à faire un match aujourd'hui. Le staff m'a relancé. Mais ça n'a pas suffi. Aujourd'hui, j'étais sur mes bases. Mais Félix est un très grand joueur. Dans le tie-break, je fais une faute de trois centimètres. Mais on ne va pas refaire l'histoire. Que Félix profite, ça doit être génial pour lui. Il faut le féliciter."



