Joëlle Le Blaye, enseignante : "La communication avec les élèves est facile dans le padel"
10 septembre 2026
Invitée à l'Alpine Paris Major ce jeudi dans le cadre de la Journée des enseignants, Joëlle Le Blaye, "prof" au TC Palaiseau et au Padel 91, nous explique le plaisir qu'elle a ressenti en venant à Roland-Garros. Pour elle, enseigner le padel et aussi enrichissant qu'enseigner le tennis.
Est-ce votre première à l'Alpine Paris Major ? Êtes-vous une fan de padel au plus haut niveau ?
Joëlle Le Blay : J'adore ! L'année dernière, j'étais venue en simple spectatrice et fan de padel, un sport que je regarde souvent à la télévision. J'avais aimé voir ça de près. Je trouve ça très impressionnant. On se rend mieux compte de la vitesse des échanges. J'ai la chance d'être invitée ici pour les Journées des Enseignants cette année. J'attends de cette belle journée de voir des beaux matchs, évidemment, mais aussi de retrouver des gens avec qui j'ai fait la formation d'enseignante. Et de profiter de l'ambiance !
Comment êtes-vous devenue enseignante de padel ?
Je viens du tennis. J'ai été classée -2/6. Au départ, je n'y connaissais presque rien mais on m'a proposé de faire un tournoi. Et je me suis prise au jeu. Peu à peu, c'est devenu une deuxième passion. Cela fait plus de 20 ans que je suis enseignante de tennis et cela fait maintenant un an que je suis aussi "prof" de padel. J'ai toujours aimé enseigner, transmettre. Je suis assez nouvelle dans le padel. J'ai voulu me diversifier, car le padel est en plein essor et je suis indépendante. De fil en aiguille, j'ai eu envie de faire la formation, par curiosité, par envie.
Quelles sont les différences dans l’enseignement de ces deux sports ?
Dans le tennis, on est très porté vers la technique, la gestuelle. Sur le padel, on est davantage sur l'efficacité d'un coup, la zone qu'il faut jouer, la tactique. Mon formateur m'a conseillé d'oublier mes réflexes d'enseignante de tennis où on regarde beaucoup ce que fait l'élève. Il m'a dit "au padel, l'élève doit regarder ce qui se passe en face ; regarde la tactique dans les échanges". Je fais beaucoup de leçons particulières et donc je fais quand même beaucoup de panier. Mes élèves me demandent de bosser leur base technique. La volée, le smash, le Par 3, le Par 4, la bandeja... Comment défendre par rapport à la vitre. Mes élèves viennent de différents sports. Ils courent bien, mais ils ont besoin de technique.
Le fait que le padel se joue à deux est-il lui aussi une différence dans l'approche pédagogique ?
Oui ! Il faut apprendre aux élèves à jouer avec l'autre. Il faut les aider à mieux communiquer avec leur partenaire, à avoir l'esprit d'équipe. Dans mon coaching, il y a aussi une part importante de mental.
Comment se répartissent vos semaines ?
Je donne à la fois des leçons de tennis et de padel. En tennis, j'enseigne au TC Palaiseau et au TC L'Hay les Roses, en padel, à Palaiseau et à Padel 91 (à Sainte-Geneviève-des-Bois). Pour le moment, j'enseigne le padel à des adultes. Mais l'objectif du TC Palaiseau est de développer une école de padel, pour les jeunes, pour les femmes, pour tous. Il n'y a pour le moment que des pistes extérieurs, ce qui est limitant, mais cela pourrait évoluer bientôt.
Avez-vous une préférence entre enseigner le tennis ou le padel ?
Ah, question difficile ! Le tennis est toujours dans mon cœur. Je pense que ça se complète. Je manque encore de recul sur mon expérience d'enseignante dans le padel. Mais déjà, je peux dire que c'est très agréable de transmettre un aspect collectif à travers les leçons de padel, même si bien sûr il y a du double et des matchs par équipes dans le tennis. Je me suis aussi rendue compte que les élèves de padel venaient d'univers sportifs très variés. Le foot, la course à pied...
Et puis dans le padel, l'espace de jeu est aussi plus réduit. Et donc on a moins besoin de parler fort, tout simplement. Sans vouloir comparer avec le tennis, je trouve que la communication avec les élèves est facile dans le padel.





