Paul-Henri Mathieu : "C’est un véritable travail d’équipe"

M.T. au Portel

8 février 2026

Pour la troisième édition de suite, les Bleus de Paul-Henri Mathieu sont qualifiés pour le deuxième tour de la Coupe Davis. En septembre prochain, ils auront rendez-vous avec le Canada, à l’extérieur, pour viser un nouveau Final 8 !

À la fin du match, tu as couru dans les bras d’Arthur, on a vu une belle célébration entre vous : ça traduit un énorme soulagement, on imagine ?

Oui, forcément ! Une fois que la rencontre est terminée, c’est un immense soulagement, surtout après la journée d’hier. À 1-1, quand on voit en plus le niveau de nos adversaires, on sait que ça ne va pas se jouer à grand-chose. Même si on est sur le banc et pas sur le terrain, il y a de la tension. Ce saut avec Arthur m’a permis d’évacuer !

Arthur a marqué deux points à l’occasion de cette rencontre, comment évalues-tu sa prestation ? Est-ce qu’on peut dire qu’il s’affirme de plus en plus comme un leader de cette équipe de France ?

On est vraiment un groupe : chacun a apporté sa pierre à l’édifice. Ceux qui sont sur le court apportent quelque chose en plus puisque c’est eux qui ont le point dans la raquette, mais on est une équipe avant tout !

Arthur a amené deux points précieux ce week-end, dans des matchs très serrés. Ce n’est jamais évident d’avoir ce maillot de n°1 français, surtout lorsqu’on est largement mieux classé que ses adversaires en entrant sur le terrain. Mais il a su parfaitement l’endosser et rapporter ce point décisif. Mais je le rappelle : c’est un véritable travail d’équipe qui a eu lieu tout au long de la semaine, et c’est grâce à ça qu’Arthur a pu terminer de la sorte. Il savait qu’il n’était pas seul.

À quel point le double a-t-il été crucial ?

Tous les matchs le sont ! Forcément, on est mieux à 2-1 qu’à 1-2, mais c’était un point très important parce que ça permet aussi à Arthur de rentrer sur le court avec une certitude : on est devant au score, il ne manque plus qu’un point pour chercher la victoire et amener ce succès à l’équipe. C’est mieux d’être dans cette situation-là que l’inverse, donc le double était un point très important et je pense que Pierre-Hugues et Benjamin ont vraiment répondu présents en faisant un très gros match dès le début de la journée pour ne jamais laisser respirer nos adversaires.

L’une des caractéristiques de la Coupe Davis, c’est de pouvoir jouer devant son public : à quel point est-ce que celui du Portel a été important ce week-end ?

L’essentiel de la Coupe Davis, pour moi, c’est de pouvoir jouer devant son public à un moment. Ce week-end, c’était une vraie rencontre et lorsqu’on joue à la maison, c’est une chance pour les joueurs d’être devant leur public. C’est aussi une expérience qui marque et des souvenirs pour la vie. Pouvoir représenter le maillot de la France, jouer devant son public, se sentir poussé, ressentir cette tension et cette responsabilité aussi qu’on a quand on joue pour son pays : c’est ça la Coupe Davis et c’est ce qu’on a connu au Chaudron. C’était un magnifique week-end devant ce public du Portel et ça va certainement rester gravé dans la tête des joueurs.

 La prochaine rencontre sera à l’extérieur, au Canada. C’est loin, mais comment l’abordes-tu ?

On va digérer celle-ci déjà ! D’ici le mois de septembre, il peut vraiment se passer beaucoup de choses. Mais il s’agit d’une très belle équipe du Canada, qui a de très bons joueurs. Deux d’entre eux n’ont pas joué le premier tour, mais ce sera forcément très difficile. On va jouer chez eux, j’imagine dans un grand stade, donc ça va être un défi très intéressant et aussi excitant pour nous. Ce sera un véritable challenge à relever d’aller chercher une victoire à l’extérieur, face à une équipe qui est certainement plus forte que nous sur le papier. Pour les joueurs sélectionnés, ce sera un immense défi, mais je pense vraiment qu’avec le vivier de joueurs qu’on a, on a la capacité de pouvoir aller chercher cette qualification.