Depuis sa première participation en 2025, Robin Bertrand a fait le plein de confiance, notamment grâce à un match référence face à Valentin Vacherot en septembre dernier dont il espère se servir pour avancer à Paris. Il dispute son premier tour des qualifications ce lundi contre l'Estonien Daniil Glinka, 178e mondial.
Il y a deux ans, pendant la quinzaine parisienne, Robin Bertrand était en Géorgie où il avait remporté le premier Challenger de sa carrière. Puis l’an dernier, il avait participé pour la première fois aux "qualifs" grâce à une wild-card, goûtant au plaisir de fouler cette terre pas comme les autres.
Le Nîmois avait alors été battu par Rocha, qui s’était ensuite invité au 3e tour du tableau principal : "C’était un match serré, qui passe pas loin, se souvient Robin Bertrand. Je m’étais fait un peu avoir, je menais 4-0 dans le tie-break et là, je m’étais crispé. Je pense que ce match peut m’aider. C’était une répétition et je vais essayer d’améliorer ma prestation, en me concentrant sur ce que j’ai à faire."
En un an, les choses ont pas mal bougé. Robin Bertrand a ajouté trois nouveaux tournois ITF à son palmarès. Il s’entraîne aussi désormais à temps plein avec son papa, prof d’EPS qui s’est mis en disponibilité pour accompagner son fils : "On s’est dit que s’il ne le faisait pas maintenant, il ne le ferait jamais. Et on se régale ensemble, c’est une belle aventure."
A 23 ans, Robin Bertrand a aussi cette particularité d’être le dernier joueur ayant battu Valentin Vacherot en Challenger, une semaine avant l’incroyable parcours du Monégasque à Shanghaï : "Ce jour-là, j’étais en feu, je me suis lâché dans tous les coups et tout était aligné. Je retournais tout, je frappais fort, c’était exceptionnel. Cette victoire m’a fait vraiment du bien, même si juste après, j’ai eu deux intoxications alimentaires coup sur coup, ce qui m’a empêché d’enchaîner sur cette dynamique. Mais en voyant Valentin, je me dis que tout est possible."
"Plus je pourrai jouer sur ces courts et mieux ce sera !"
Plutôt tranquille dans la vie, le Nîmois a un jeu offensif, avec une grosse puissance de balle des deux côtés. Ce qu’il veut travailler encore ? La régularité. Et il compte bien s’y appliquer à l’occasion de ce passage parisien, où il arrive après avoir pris ses marques sur terre en disputant quatre tournois au fil desquels il s’est senti de mieux en mieux.
Les mots d’ordre pour ce premier tour sont donc plaisir et sérieux, pour prolonger le temps passé sur ces courts "magiques" selon lui : "J’aimerais surtout réussir à m’exprimer pleinement, à pouvoir jouer à fond du premier au dernier point pour aller le plus loin possible et n’avoir aucun regret, conclut-il. Plus je pourrai jouer sur ces courts, plus je pourrai me faire plaisir et mieux ce sera ! Surtout avec ce public incroyable qui m’avait transcendé l’an dernier. Toute mon Académie m’avait en plus fait la surprise de venir m’encourager. Ç’avait été une émotion de dingue."
Repères
23 ans, 278e ATP
Droitier, revers à deux mains
Club : Tennis Padel Loon-Plage (Nord, Ligue Hauts-de-France)
Entraîné par Renaud Bertrand (son père)
1 titre sur le circuit Challenger, 8 titres ITF
Roland-Garros : 2e participation aux qualifs (1er tour en 2025)






