À l'approche du début du tableau final, plusieurs Français passent en conférence de presse pour le Media Day de ce vendredi.
Loïs Boisson : "Je suis enfin à 100 %"
Physiquement, comment allez-vous ? Et comment le match contre Mboko (au WTA 500 de Strasbourg) vous a permis de prendre de la confiance ?
Physiquement, cela va bien. Depuis peu, je suis enfin à 100 %. Déjà, je suis hyper contente de cela, d'arriver ici, dans ces conditions. Le match contre Mboko, mes deux matchs à Strasbourg, m'ont permis de refaire un peu plus de matchs, de retrouver un peu plus le rythme sur le court. Je suis juste contente d'avoir pu faire ces matchs pour engranger un peu de confiance dans mon jeu, dans mon rythme, dans ma façon de jouer. Il n'y a qu'en match que cela peut se faire.
Est‑ce que vous sentez l'engouement autour de vous ? Depuis l'année dernière, vous êtes suivie des médias, du grand public. Est‑ce que vous sentez cette ferveur autour de Loïs Boisson ?
Oui, forcément. Je sens de l'engouement autour, le public. J'ai pu m'en rendre compte à Strasbourg, c'était la première fois, si je ne me trompe pas, que je rejouais en France depuis Roland l'année dernière. J'ai senti que le public qui était là, qui était pour moi, me supporter. C'est quelque chose dont je suis vraiment contente, parce que cela me fait du bien. C'est des ambiances où je sais que je peux élever encore plus mon niveau de jeu.
Contre Anna Kalinskaya, vous allez retrouver une position d'outsider. Sur le plan mental, c'est sans doute plus confortable ?
R. Cela dépend. J'ai toujours dit aussi, l'adversaire, chacun a son classement, a un chiffre à côté du nom, mais cela ne veut pas toujours dire grand‑chose. Forcément, oui, sur le papier, c'est comme cela. Après, cela dépend tellement du jour, de l'adversaire, comment on est ce jour‑là.
Moïse Kouame : "Ce n'est qu'à la télé que j'ai vu ça !"
Peux-tu nous parler de ta préparation pour le tournoi ? Comment se sont passées les dernières semaines ?
On travaille beaucoup de choses, on essaie le plus possible de faire en sorte que cette semaine ne soit pas une semaine plus importante ou plus stressante, ou quelque chose comme ça, que d'autres semaines de tournoi. Mais voilà, techniquement, mentalement, physiquement, on travaille sur beaucoup de choses. Ce sera un bon test lundi ou mardi pour savoir si toutes les améliorations apportées fonctionnent.
Comment abordez-vous la perspective de peut-être jouer un match en 5 sets ? C'est un effort particulier. Est-ce quelque chose sur lequel vous avez travaillé à l'entraînement ?
C'est sûr, jouer un match en 5 sets, pour l'instant, ce n'est qu'à la télé que j'ai vu ça ! Mais après, le vivre, le travail à l'entraînement et le vivre en match, c'est quelque chose de différent j'ai envie de dire.
Je l'ai travaillé à l'entraînement, bien sûr, pour arriver avec quelques repères au cas où cela arrive en match. Mais je pense que, physiquement, on verra si je vais réussir à tenir. Mais, encore une fois, je m'entraîne très dur pour ce genre de moments. Et si cela doit arriver et que cela doit arriver, eh bien, cela arrivera et je vais essayer de me battre le plus possible avec les armes que j'aurai ces jours-ci.
Est-ce que c'est facile de savourer ce premier Roland-Garros ?
Quand on est sur le terrain, on a tellement envie de bien faire, de gagner, on est tellement focus sur soi-même qu'on ne se rend même pas compte de la chance qu'on a, de pouvoir pour ma part jouer ce genre de tournoi aussi tôt. C'est sûr, je vais devoir bien sûr rester très concentré sur moi puisque j'ai envie de gagner le match, mais avoir aussi cette partie un peu de détachement, un peu de lâcher-prise, et prendre du recul sur ce que je ferai.
Corentin Moutet : "Je vais essayer de retrouver un bon rythme"
Comment abordez-vous ce Roland-Garros ? Les derniers résultats n'ont pas été très favorables.
Comme les résultats le montrent, j'ai déjà été plus en forme que cela. Ce n'est pas le Roland où j'arrive avec le plus de confiance en mon tennis, en termes de résultats. Après, je pense qu'il faut réussir à bien jouer dans toutes les circonstances, toutes les situations.
C'est la première fois où j'arrive tête de série à ce Roland‑Garros et pourtant, c'est la première fois que j'arrive avec des résultats pas très satisfaisants avant le tournoi. Voilà… Je vais essayer de retrouver un bon rythme, un bon niveau de jeu.
Comment expliquez-vous ce passage un peu compliqué ?
Il peut y avoir plein d'explications différentes. En fin d'année dernière, j'ai beaucoup, beaucoup poussé sur mon corps. Je l'ai vraiment poussé au‑delà de ses limites. Je pense que je l'ai un peu payé en début d'année, je le paye peut‑être un peu toujours. Mais j'avais cet objectif de Coupe Davis qui me tenait vraiment à cœur. Je savais que s'il n'y avait pas eu la Coupe Davis, j'aurais certainement arrêté ma saison plus tôt. J'aurais fait des choix différents, mais comme je le dis, c'était pour moi super important, et la priorité d'honorer mon pays de la meilleure des façons








