3e série messieurs : Yann Madry, passion terre

M.T., au stade Roland-Garros

19 août 2026

Après un long duel de près de trois heures contre Camille Fourmont, le joueur de la ligue Auvergne-Rhône-Alpes est devenu champion de France pour la première fois, sur l’ocre de Roland-Garros (3/6, 7/5, 6/1).

Tout n’avait pourtant pas très bien commencé. Breaké d’entrée puis mené 4-1, Yann Madry (5/6, ARA) a rapidement concédé le premier set de sa semaine parisienne face à Camille Fourmont (3/6, PCA). Mais son envie, sa force et son abnégation lui ont permis de ne jamais rien lâcher : "Au début, il était au-dessus. Il a mis beaucoup plus d’intensité, a concédé l’intéressé a l’issue de la rencontre. Mais son jeu faisait surtout mal au moment des balles neuves, c’était un facteur clé à prendre en compte. Donc en grattant la balle, en faisant durer les échanges, j’ai réussi à le fatiguer, à l’épuiser et à m’en sortir. Je suis resté dans la partie mentalement et tactiquement."

S’il s’est fait peur à 5-3 dans le deuxième set en manquant une première occasion de servir pour égaliser à une manche partout, le licencié du RC Montluel a finalement trouvé la solution avant de complètement dominer le dernier acte et mener de deux breaks d’avance pour conclure. "C’est énorme ! Ça fait longtemps que je joue au tennis et on a réussi à accomplir beaucoup de choses avec mes coachs en termes d’évolution dans mon jeu, mentalement aussi. Il y a eu un gros travail, a détaillé le jeune homme de 19 ans. Ma famille est venue de loin pour voir la finale, mon coach aussi est arrivé hier pour me soutenir alors qu’il était avec sa famille en vacances. C’est vraiment colossal, je n’oublierai jamais ce moment et j’en suis vraiment très fier."

Amoureux de sa discipline et doté d’un jeu qui sied parfaitement aux contraintes de la terre battue, Yann Madry a découvert le tennis il y a une dizaine d’années, en regardant son père jouer. Les confrontations familiales lui ont rapidement donné envie de viser plus grand et de s’essayer à la compétition. "C’est ce que je préfère dans ce sport : l’esprit de compétition nous pousse à se donner à fond, à se battre sur chaque point, à ne rien lâcher physiquement et mentalement. On repousse ses limites et ça fait partie des choses que j’adore ! Finalement, en tennis, on se fixe nous-mêmes nos limites et si on se donne les moyens, on peut les repousser. Je trouve ça très beau."