4e série messieurs : les premiers pas rêvé de Robin Lefebvre
M.T. au stade Roland-Garros
20 août 2026
À l’occasion de son premier tournoi sur la terre battue parisienne, le licencié du Passing Club depuis cette saison s’est hissé jusqu’au sommet dans sa catégorie. Il décroche le titre de champion de France après sa victoire contre Simon Mathon (6/4, 6/2).
Quelques heures plus tard, il ne réalise toujours pas. À 30 ans, Robin Lefebvre (15/2, IDF) a participé à son premier Roland-Garros Tennis Club Porte d’Auteuil et il est reparti avec des étoiles plein les yeux, des tonnes de beaux souvenirs et quelques kilos en plus dans ses bagages. Après une entrée en lice compliquée, il a déjoué les pronostics pour se hisser sur la dernière marche. Un rêve.
"J’ai eu besoin de temps pour trouver mes marques. Il faut dire aussi que mon adversaire au premier tour était vraiment très bon et puis j’ai aussi eu besoin de réaliser que j’étais en train de jouer au stade Roland-Garros, a-t-il analysé. Ce premier match était difficile (victoire 7/5 6/7(4) 6/0), mais il m’a permis de rentrer dedans. Ça m’a mis dans de bonnes dispositions." Ensuite, il n’a plus douté et plus rien laissé passer. Jusqu’à cette dernière marche. Mieux classé que son adversaire et légèrement favori, c’est pourtant Robin qui a concédé son service en premier, remué par l’émotion et l’enjeu et surpris par la présence de sa famille dans les tribunes. "J’ai essayé de me concentrer, de bien servir et de rester dans le match. Je faisais quand même beaucoup plus de fautes que lui au début, donc j’ai essayé de me calmer, de prendre un peu plus mon temps – ce qui n’est pas toujours dans mes habitudes (Rires)". Et ça a payé ! Après avoir effacé ce break de retard, c’est lui qui a pris les commandes au tableau d’affichage (6/4).
Ensuite, il n’a plus semblé en mesure d’être arrêté en quête d’un premier titre national. Impérial, Robin avait pris ses marques et trouvé le chemin vers le trophée de champion de France 4e série. "Dans le dernier set, il s’est mis à faire plus d’erreurs et ça m’a donné pas mal de confiance. Quant à moi, je me suis aussi un peu plus détendu au fil du match. Il y avait plus de tension parce que c’était une finale mais il y avait aussi beaucoup plus de monde dans les tribunes ! Mais j’ai réussi à me libérer et ça a été la clé."
© Marine Andrieux / FFT









