C'est une première : deux compétitions de catégorie W15 vont se disputer sur les courts du CNE courant novembre. La FFT souhaite ainsi renforcer l'offre de tournois en France et permettre aux jeunes joueuses tricolores de se lancer plus facilement sur le circuit professionnel.
Comment donner aux joueuses françaises davantage d'opportunités de se lancer dans le grand bain du circuit "pro" ? Pour offrir plus de possibilités, la FFT mise sur un maillage plus dense de tournois dans l’Hexagone. En lien avec la DTN, la Fédération a décidé d’organiser deux tournois ITF World W15, soit la première marche du circuit professionnel, au Centre national d’entraînement.
En cohérence avec le calendrier, ces deux événements se dérouleront en indoor, à Paris, dans un lieu aussi central que possible pour les joueuses françaises. Les matchs se joueront sur trois courts tandis qu’un terrain sera réservé à l'entraînement. Les qualifications se tiendront le dimanche et le lundi ; le tableau final, qui comprendra 32 joueuses, se jouera du mardi au dimanche. Seize équipes seront en lice dans le tableau de double.
Trois questions à François Pareau, directeur de ces deux tournois
Pourquoi avoir voulu créer ces deux événements ?
Notre pyramide de tournois n’était pas à la hauteur de nos attentes. Elle ne permettait pas suffisamment aux jeunes joueuses de se lancer sur le circuit professionnel, faute de tournois W15 et W35, qui constituent les premières marches du circuit.
Quand on se lance sur le circuit, cela coûte cher : une saison représente au minimum 50 000 euros. L'année dernière, à cette période, dans cette catégorie W15, des tournois étaient organisés au Vietnam, au Brésil, aux aux États-Unis, en Espagne et en Thaïlande. Pour jouer en compétition, les Françaises devaient partir à l'étranger, souvent très loin.
À la demande de la DTN, nous avons cherché à créer de nouveaux tournois W15. Comme nous ne trouvions pas d’organisateurs disponibles à cette période de l’année, nous avons souhaité montrer l’exemple en prenant l’initiative.
Les grandes fédérations étrangères le font déjà : les Britanniques organisent des tournois à Roehampton, dans leur centre fédéral, tandis que les Américains en accueillent dans leurs centres régionaux. L’Australie aussi.
Nous souhaitons surtout aider des jeunes qui n'ont pas la chance de jouer en Pro A et en Pro B, nous ne sommes pas en concurrence avec ces championnats. Les jeunes joueuses, qui ont fait un peu de foncier depuis la rentrée, ont besoin de jouer en compétition. C’est une opportunité en plus de se lancer sur le circuit sans aller trop loin et en limitant les coûts.
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En 2026, 11 tournois W15 sont organisés en France, ainsi que 18 tournois W35.
Ces compétitions sont-elles amenées à être pérennisées ?
Oui, mais si un club souhaite organiser un tournoi à cette date, nous lui cédons bien sûr la place et nous chercherons une autre place dans le calendrier. Nous ne voulons pas entrer en concurrence avec les autres tournois français.
L’idée est de fédérer tout le monde autour du projet. On déplore souvent qu'il y ait peu de Françaises dans le top 100, mais à un moment, la base pour monter au classement, c'est de jouer. Aujourd’hui, nous n’avons que des retours positifs des joueuses. Notre objectif principal est de bien accueillir les compétitrices tout en respectant le cahier des charges des W15.
Ce tournoi se joue sur dur. Pourquoi pas sur terre battue ?
La période ne s’y prête pas, nous suivons la logique du calendrier. En revanche, nous allons continuer de créer de nombreux tournois féminins sur terre. En 2026, un nouveau tournoi a été créé à Reichstett, dans le Grand Est (la gagnante reçoit une wild-card pour les qualifications du WTA 500 de Strasbourg, NDLR). Il y a aussi un nouveau W35 à Aix-les-Bains et un autre à Nice, au Nice LTC, sur terre battue. Le tournoi va d'ailleurs devenir un W50.
L'année prochaine, nous lançons trois nouveaux tournois W15 sur terre battue, à Reims, Deauville et Lagord.
La FFT ajoutera aussi à son calendrier trois W15 sur dur, à la Grande-Motte, l'Isle-sur-la-Sorgue et Azay-le-Rideau. Nous construisons une vraie pyramide de tournois pour permettre aux Françaises de jouer toute l’année sur le sol national. En créant de nouvelles opportunités, la FFT envoie un très bon message aux joueuses et aux partenaires du tennis féminin.


