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Rolex Paris Masters
Rolex Paris Masters

Tsonga et Monfils ont eu la foi

Malmenés ce jeudi, les deux bleus se sont révoltés pour se qualifier en quart de finale du Masters 1000 parisien.
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Tsonga s'est accroché

Celle-là, Jo-Wilfried Tsonga est allé la chercher. Au terme d'un combat intense et d'un sacré thriller, le Français (35e) a fini par renverser Jan-Lennard Struff (36e) pour se hisser en quart de finale du Rolex Paris Masters 2019.

Sur le court Central, face à un adversaire au jeu pour le moins costaud, le Manceau a dû faire preuve de résilience à défaut de dominer en puissance comme il en a l'habitude. Car la puissance, Jan-Lennard Struff en connaît un rayon. L’Allemand, aux frappes lourdes et précises, a baladé le Français pendant un premier set rondement mené (6/2).

Pourtant, "Jo" s’est accroché, accroché... et a fini par changer la physionomie du match. Un peu moins en verve, Struff a commis plusieurs fautes qui ont permis au Français de revenir au score (6/4).

Dans un acte décisif indécis, les deux hommes ont dû se départager au tie break. Struff s’y est procuré deux balles de match, mais Tsonga a sorti son tennis le plus efficace au meilleur des moments. Et un smash dans le filet puis un dernier coup trop croisé par son adversaire a offert la victoire au bleu, qui a pu en sauter de joie (2/6, 6/4, 7/6[6]).

"Il a un style de jeu un peu comme le mien, a analysé le tricolore à la fin de la rencontre. C’est difficile car il m’empêche de rentrer dans le terrain. J’ai fait un super match, merci beaucoup pour le soutien".

"Ce genre de match, autre part, ce ne serait peut-être pas passé, mais là, avec vous (le public), ça le fait bien. Je ne voyais pas de trop solutions, il frappait tout et tout restait dans le terrain. Je me suis accroché à ce que je pouvais, mon envie. Je suis juste super heureux."

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Je me suis accroché à ce que je pouvais
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"Jo" Tsonga
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Nicolas Gouhier / FFT
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Vendredi, il lui faudra être encore plus tranchant, car le tableau lui promet un rendez-vous avec Rafael Nadal, n°2 mondial.

Un Monfils à réaction

Hier, Gaël Monfils avait prévenu : le jeu de Radu Albot ne lui sied guère. Accrocheur, solide des deux côtés, avare en fautes directes, le Moldave a confirmé à 100% les craintes du Français en fin de soirée à "Bercy". Le 50e mondial a mené un set un break face à un Monfils qui avait toutes les peines du monde à trouver son rythme.

Mais le tricolore, au bord du précipice, a retrouvé d’un coup son mordant (profitant aussi d’un coup de moins bien adverse) et le match a changé du tout au tout. Imposant sa puissance du fond de court et au service (12 aces à 1 sur l’ensemble du match), le Français s'est alors montré intraitable. Le deuxième set en poche, il a déroulé pour terminer en 1h47 (4/6, 6/4, 6/1).

"Le match, franchement, c’est vous (le public parisien, ndlr)… Au 2e set, il n’y a plus de match, c’est que du mental, a soufflé Gäel Monfils. Vous me poussez, vous me poussez, vous me donnez l’envie de me déchirer. Merci mille fois. Demain, j’espère me lâcher un peu plus."

Il lui faudra en effet être plus incisif en quart de finale contre Denis Shapovalov, très convaincant depuis le début du tournoi. En attendant, le Français assure sa place de Top 10 jusqu'à la fin de la saison et ne se trouve plus qu'à une victoire d'une qualification au Masters.

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Les regrets de Chardy...

Le scénario aurait difficilement pu être plus cruel pour Jérémy Chardy (65e). En première rotation sur le court Central, le Palois a été éliminé par le Chilien Christian Garin (42e), après avoir eu pourtant trois balles de match dans le dernier tie-break (6/7[4], 6/4, 7/6[6]).

Une défaite crève-cœur pour le Français, qui a néanmoins vite relevé la tête pour remporter son double avec Fabrice Martin. Les bleus affronteront en quart d’autres tricolores, Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert.

Nicolas Gouhier / FFT
Si près...
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